Exposition Jean-Michel Coulon, la Galerie 50 de La Cadière-d’Azur consacre le peintre abstrait
La Cadière d'Azur - Galerie 50 Jusqu'au 31 août 2022
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Promis à une belle carrière, le peintre Jean-Michel Coulon s’est mystérieusement volatilisé de la scène contemporaine au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. C’est dans le calme de son atelier parisien, à l’abri des regards indiscrets, que l’artiste, dont le talent n’avait pas échappé à Pablo Picasso en personne, a produit, toujours en solitaire, une œuvre riche et complexe, obsessionnelle parfois, riche de plus de 900 peintures et collages. Un héritage pictural mis à l’honneur dans une exposition bouleversante.
La Galerie 50, nichée dans le petit village médiéval de La Cadière-d’Azur, consacre une troublante monographie à ce peintre abstrait d’après-guerre, qui demeure sans aucun doute l’un des artistes les plus secrets de sa génération. Son destin hors du commun se lit pourtant dans ses formes géométriques et ses motifs abstraits, ses collages hétéroclites et ses dessins préparatoires. Pour apprivoiser ce langage pictural unique formé par une multitude de petits rectangles colorés, le galeriste Patrice de Ginestet a sélectionné une trentaine de ses créations. L’exposition se mue alors en rétrospective en couvrant toute l’évolution artistique de Jean-Michel Coulon, de ses huiles sur toile des années 40 à ses gouaches tardives en passant par ses formats réduits aux couleurs gaies, parfois grattés à la lime, des années 70, 80 et 90. Une jolie découverte estivale en somme, à savourer sans modération sous le soleil varois.
LA CADIÈRE D'AZUR Jusqu'au 31 août 2022
3 rue Blanquerie, 83740 La Cadière-d'Aur
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
MÉMORIAL DE LA SHOAH - MUSÉE ET CENTRE DE DOCUMENTATION Jusqu’au 15 octobre 2026
On croit connaître Simone Veil. La loi, l’Europe, l’Académie, le Panthéon. On connaît la figure. On connaît moins la fratrie. Le Mémorial de la Shoah choisit un autre point d’entrée : celui de la famille Jacob. Avant la femme d’État, il y a une enfance à Nice. Des rires, des disputes, des complicités. Simone, Madeleine – Milou –, Denise. Trois sœurs liées par une intensité que la guerre ne brisera jamais vraiment.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
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