Exposition en images : Andy Warhol: Paris and Fashion, à la galerie Gagosian, portrait d'un âge d'or à la parisienne

Gagosian
Du 8 septembre au 12 octobre 2022

 

23

Nous le savions déjà : Andy Warhol, artiste pluridisciplinaire aux mille talents, était un féru de la répétition en série et de la reproduction mécanique. C'est donc en toute logique que le pape du pop-art se fascine dès son plus jeune âge pour le tirage photographique. De la chambre noire de son enfance, il passe rapidement au Polaroïd : un appareil mobile pratique, qui lui permettra de graver sur papier ses souvenirs les plus précieux et de tirer le portrait de ses amis les plus proches. C'est sur cette facette artistique plus intime et moins connue de Warhol que s'organise l'exposition de la Galerie Gagosian, autour de quatre thèmes principaux : Warhol, Paris, la mode et les célébrités.
L'attention toute particulière que Warhol portait à son reflet est bien célèbre, ce dernier s'affublant dès le début de sa carrière de sa célèbre perruque bonde platine. Les autoportraits de l'artiste présentés ici reflètent sa fascination perpétuelle pour sa propre image, et ses expérimentations photographiques sur le soi.
L'artiste portait également une affection toute particulière à la ville de Paris, au point de devenir l'heureux propriétaire d'un appartement à Saint Germain des Près. Une résidence bien pratique pour celui qui admirait l'architecture parisienne, unique en son genre, et qui savait en apprécier la beauté. Des photographies des plus grands monuments parisiens défilent ici devant nos nos yeux : l'Arc de Triomphe, le Café de Flore... autant de clichés qui sonnent comme des déclarations d'amour aux adresses alors chéries par l'artiste. Réputé pour son goût de la fête dans le désormais célèbre studio 54 new-yorkais, l'artiste appréciait également la capitale française pour ses folies nocturnes,  dans lesquelles ils retrouvait la frivolité et l'extravagance qu'il affectionnait tant : en témoignent les portraits des grands noms de l'époque qu'il rencontrait et saisissait sur le vif. S'y succèdent les illustres  (Jean Paul Gaultier, Azzedine Alaïa, ou encore Régine Zylberberg, alors "Reine de la nuit"), et les inconnus, en quête de leurs 15 minutes de célébrité.

Autant que les fragments de vie d'un peintre à l'univers finalement bien énigmatique, cette déambulation est un véritable voyage dans le temps : celui du bling-bling, des couturiers célèbres et des stars éphémères... l'âge d'or parisien, finalement.

 

GALERIE GAGOSIAN
Jusqu'au 12 octobre 2022
9 rue de Castiglione, 75008 - M° Concorde (1,8,12)
Entrée libre

 

 


Vous aimerez aussi…

Nancy Graves, Permanent Tension, 1989, huile sur toile et aluminium anodisé, 102 x 117 cm © Nancy Graves Foundation Inc Licensed by ARS, New York, NY ©Pauline Assathiany Courtesy Ceysson & Bénétière
  • Contemporain
  • Gratuit

Nancy Graves à la Galerie Ceysson & Bénétière

GALERIE CEYSSON & BÉNÉTIÈRE
Du 20 mai au 20 juin 2026

Nancy Graves (1939-1995) a passé sa vie à confondre les disciplines. Une des premières femmes à avoir une exposition solo au Whitney (1969, avec ses chameaux grandeur nature), elle poursuit dans les années 1970-1990 un travail où paléontologie, astronomie, zoologie et archéologie se croisent sur la toile.

HEM0009 HEINZ MACK 1959_00000000-046c-7fc4-0000-00000001f80c
  • Contemporain
  • Gratuit

Piene, Mack, Uecker : Light, Space and Time

Galerie Almine Rech
Du 30 mai au 25 juillet 2026

En 1957, dans une Allemagne encore traversée de cendres, deux étudiants de l'Académie des Beaux-Arts de Düsseldorf décident de recommencer.

Dailly-Marine au kimono rouge-2026
  • Gratuit
  • Contemporain

Le Groupe de Lyon conquiert Paris

Galerie les Montparnos
Du 21 mai au 27 juin 2026

À Paris, les peintres contemporains se dispersent. À Lyon, ils se tiennent par la main depuis 1948 – l'année où Jacques Truphémus et ses camarades fondèrent

AKI_3235_72dpi_1
  • Gratuit
  • Contemporain

Nymphaüm par Anselm Kiefer

Galerie Thaddaeus Ropac de Pantin
Du 25 avril au 25 octobre 2026

De l'or, des lianes, des nymphes. Personne n'attendait Anselm Kiefer sur ce terrain-là – celui de la grâce classique, des divinités aquatiques