Exposition Basquiat Soundtracks à la Philharmonie de Paris
Philharmonie de Paris Du 6 avril au 30 juillet 2023
12
Du graffiti à la peinture, Jean-Michel Basquiat n’a fait qu’une bouchée du succès, élevant rapidement le street-art au rang des beaux-arts. Mais saviez-vous que cette étoile filante de l’art contemporain s’était un temps consacrée à la musique en fondant le groupe de noise rock Gray, avait collaboré avec Blondie et avait même produit le légendaire single de rap Beat Bop ? Pour la première fois en France, une exposition nous invite à réviser nos classiques en abordant l’œuvre de Jean-Michel Basquiat par le prisme de ses influences musicales, de son amour pour le jazz ou pour le hip-hop. En réunissant des œuvres aussi variées que des pochettes d’albums, des tableaux, des collages, des affiches de concerts ou des photographies, la Philharmonie de Paris explore en profondeur la relation puissante et féconde nouée entre le prince de l’art contemporain et le monde de la musique.
17
Dans un tourbillon de sons et d’images, le musée signe ici une redoutable expérience visuelle et auditive imaginée comme la bande-son héroïque d’une œuvre magistrale, fulgurante et marginale, elle-même traversée par les mélodies no wave de ses amis et par les voix de Louis Armstrong, John Cage et Madonna. Multimédiatique, cette exposition regorge de vidéos inédites de Jean-Michel Basquiat, diffusées sur les murs ou sur des téléviseurs empilés à même le sol. On y voit le jeune homme souriant, apaisé, parfois mélancolique, un saxophone à la main, ou devant les néons de la nuit new-yorkaise. Ce mélange des médiums aboutit à un accrochage bouillonnant, regorgeant d'idées aussi hétéroclites qu'inspirées, à l'image des pensées intérieures de l'artiste.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
MÉMORIAL DE LA SHOAH - MUSÉE ET CENTRE DE DOCUMENTATION Jusqu’au 15 octobre 2026
On croit connaître Simone Veil. La loi, l’Europe, l’Académie, le Panthéon. On connaît la figure. On connaît moins la fratrie. Le Mémorial de la Shoah choisit un autre point d’entrée : celui de la famille Jacob. Avant la femme d’État, il y a une enfance à Nice. Des rires, des disputes, des complicités. Simone, Madeleine – Milou –, Denise. Trois sœurs liées par une intensité que la guerre ne brisera jamais vraiment.
Suivez-nous !
Inscrivez-vous
Gratuitement
Chaque semaine, les bons plans culturels du week-end