Exposition Surréalisme au féminin ? au Musée de Montmartre : pionnières
Musée de Montmartre Du 31 mars au 10 septembre 2023
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Épouses, muses, amantes… Le surréalisme a-t-il seulement dévoré les femmes et collectionné les maîtresses ? Le Musée de Montmartre nous prouve le contraire avec cette exposition engagée narrant un chapitre méconnu de l’art moderne durant lequel les femmes, portées par une quête absolue de liberté, ont trouvé leur voie parmi les avant-gardes et se sont affichées proche du surréalisme. Provocante, sulfureuse et émancipée, l’exposition qui se veut aussi riche que l’était ce courant synonyme de tous les fantasmes, convoque une cinquantaine d’esprits libres à venir témoigner de leur rôle dans la modernité. Sur notre chemin vers l’inconscient féminin, nous croisons ainsi la route de l’indocile Lee Miller, photographe et reporter américaine à qui l’on doit la redécouverte du principe de solarisation. Nous devinons quelques fragments de la mystique Dora Maar dans ses mythiques photomontages aux compositions étranges avant de rencontrer l’insatiable et insaisissable Judit Reigl. L’envoûtante Leonor Fini soumet ici les hommes aux regards des femmes, tandis que Toyen mêle l’onirisme de ses peintures à ses visions érotiques. Cartographie d’un mouvement éclaté, l’exposition révèle une tout autre histoire du surréalisme où la Femme est roi.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
MÉMORIAL DE LA SHOAH - MUSÉE ET CENTRE DE DOCUMENTATION Jusqu’au 15 octobre 2026
On croit connaître Simone Veil. La loi, l’Europe, l’Académie, le Panthéon. On connaît la figure. On connaît moins la fratrie. Le Mémorial de la Shoah choisit un autre point d’entrée : celui de la famille Jacob. Avant la femme d’État, il y a une enfance à Nice. Des rires, des disputes, des complicités. Simone, Madeleine – Milou –, Denise. Trois sœurs liées par une intensité que la guerre ne brisera jamais vraiment.
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