Exposition Sur la Route de Ruth Orkin à la Fondation Henri Cartier-Bresson
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C’était un pari un peu fou. À seulement 17 ans, Ruth Orkin entre- prend un voyage qui marquera le début d’une carrière exceptionnelle dans la photographie. Quitter Los Angeles à vélo pour rejoindre New York à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1939 n’était que le début d’une aventure transcontinentale qui allait façonner sa vie. Armée de son appareil photo, la jeune femme parcourt les États-Unis, capturant des images fascinantes de chaque étape de son périple. Durant quatre mois parsemés de découvertes, l’apprentie aventurière égrène près de 350 photographies saisissantes, dépeignant les villes animées, s’immortalisant dans des autoportraits ingénieux, et imaginant des compositions artistiques inédites, où son vélo devient le cadre central de l’intrigue. De Chicago à Philadelphie, de Washington à Boston, chaque halte se transforme en images
envoûtantes, dignes d’une production hollywoodienne. Cette exposition, la première en France qui lui soit dédiée révèle enfin le talent d’une figure visionnaire méconnue, une photographe avant-gardiste qui repoussait les limites de l’art photographique, pour ne garder que l’optimisme d’une nouvelle modernité, nous rappelant s’il le fallait, que le talent et la détermination n’ont pas de sexe, et que l’expression artistique est infinie.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
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