Exposition Sur la Route de Ruth Orkin à la Fondation Henri Cartier-Bresson
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C’était un pari un peu fou. À seulement 17 ans, Ruth Orkin entre- prend un voyage qui marquera le début d’une carrière exceptionnelle dans la photographie. Quitter Los Angeles à vélo pour rejoindre New York à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1939 n’était que le début d’une aventure transcontinentale qui allait façonner sa vie. Armée de son appareil photo, la jeune femme parcourt les États-Unis, capturant des images fascinantes de chaque étape de son périple. Durant quatre mois parsemés de découvertes, l’apprentie aventurière égrène près de 350 photographies saisissantes, dépeignant les villes animées, s’immortalisant dans des autoportraits ingénieux, et imaginant des compositions artistiques inédites, où son vélo devient le cadre central de l’intrigue. De Chicago à Philadelphie, de Washington à Boston, chaque halte se transforme en images
envoûtantes, dignes d’une production hollywoodienne. Cette exposition, la première en France qui lui soit dédiée révèle enfin le talent d’une figure visionnaire méconnue, une photographe avant-gardiste qui repoussait les limites de l’art photographique, pour ne garder que l’optimisme d’une nouvelle modernité, nous rappelant s’il le fallait, que le talent et la détermination n’ont pas de sexe, et que l’expression artistique est infinie.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
GRILLES DU JARDIN DU Luxembourg jusqu'au 19 juillet
Les icebergs se fissurent. Les déserts avancent. Les rivières changent de lit. Ce que photographie Thibault Gerbaldi, c’est le mouvement, l’impermanence, la transformation. Du Groenland à la Namibie, de l’Islande à la Mongolie, ses images mettent en regard deux forces : celle des paysages, immenses, en mutation constante, et celle des êtres humains, minuscules à l’échelle géologique, mais étonnamment résistants.
MÉMORIAL DE LA SHOAH - MUSÉE ET CENTRE DE DOCUMENTATION Jusqu’au 15 octobre 2026
On croit connaître Simone Veil. La loi, l’Europe, l’Académie, le Panthéon. On connaît la figure. On connaît moins la fratrie. Le Mémorial de la Shoah choisit un autre point d’entrée : celui de la famille Jacob. Avant la femme d’État, il y a une enfance à Nice. Des rires, des disputes, des complicités. Simone, Madeleine – Milou –, Denise. Trois sœurs liées par une intensité que la guerre ne brisera jamais vraiment.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
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