L'argent de la vieille au Théâtre Libre

Théâtre Libre
Jusqu'au 21 avril 2024

 

1

Elle est richissime, odieuse, manipulatrice  et terriblement diabolique... En un mot : irrésistible. Pour son grand retour sur les planches, la chanteuse, actrice et animatrice Amanda Lear jette son dévolu sur l'iconique comédie italienne L'Argent de la vieille. Un vaudeville grinçant dans lequel la comédienne prête ses traits ainsi que sa voix grave et sensuelle à une milliardaire au tempérament explosif. Cynique jusqu'au bout des ongles, cette veuve noire tout en strass et paillettes remet en jeu chaque année sa fortune à la belote en promettant la richesse à quiconque parviendrait à la battre. Mais le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ?

Pas de doute possible. La star, c'est elle. Dès son entrée (flamboyante) sur scène, Amanda Lear déclenche un tonnerre d'applaudissements.  La comtesse est servie, le public ne voit qu'elle. Tous sont venus la saluer et l'acclamer. Ca tombe bien, l'actrice est au rendez-vous. Robe en strass et clope au bec, la comédienne confortablement installée sur un fauteuil roulant doré mène la danse, dirigeant d'une main de maître cette pièce délicieusement cruelle. Chacune de ces répliques acides fait mouche et rythme la cadence des rires dans la salle. Si elle éclipse en grande partie ses adversaires, Amanda Lear peut compter sur l'énergie débordante de ses partenaires de jeu : Anastasia, une domestique révolutionnaire un peu gauche mais qui "boite très bien" selon les dires de sa patronne ; Georges, un majordome un peu trop dévoué pour ne pas sembler intéressé ; Pierrette et Maurice enfin, un couple endetté pas très futé et accessoirement parents d'Anastasia.

Pendant une heure et demie, les comédiens s'agitent, essuient les critiques assassines de l'hôtesse avant d'enchaîner les tableaux à une vitesse folle. Sur les musiques de Pink Floyd ou de ABBA, Amanda Lear rayonne et semble prendre un malin plaisir à nous berner. Impossible de résister à son charme et à son défilé de tenues sophistiquées, nous tombons à notre tour dans ses filets. Amanda Lear nous aura nous aussi mené à la baguette, mais une chose est sûre : nous en avons eu pour notre argent.

THÉÂTRE LIBRE - 75010
Jusqu'au 21 avril 2024
Du mer. au ven. à 21h, sam. à 16h30 et 21h, dim. à 16h30
De 35 à 65 €

Réservez ici

Vous aimerez aussi…

La flotte française se rendant de Cherbourg à Brest, 1858
  • Découverte
  • Classique

La Marine et les peintres au Musée national de la Marine

MUSÉE NATIONAL DE LA MARINE DE PARIS
Du 13 mai au 2 août 2026

De Richelieu à Manet, 400 ans de peinture maritime au Musée de la Marine — quand la mer passe de l'instrument du pouvoir à la liberté du regard.

L'Ours Copyright Marianne Rosensthiel
  • Incontournable
  • Cinéma

Le chantier invisible à la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

Fondation Jérôme Seydoux-Pathé
Jusqu’au 31 octobre 2026

Maquettes, repérages et storyboards : la Fondation Pathé révèle 50 ans de préparation des films de Jean-Jacques Annaud.

vue expo Humaine crédit photo IrisMiranda
  • Découverte
  • Contemporain

Iris Miranda : Nature humaine à Flaran

Abbaye de Flaran
Du 11 avril au 14 juin 2026

À l’Abbaye de Flaran, Iris Miranda explore le corps et la nature par la gravure : visages frontaux, formes organiques et matière entaillée.

Capture d’écran 2026-03-04 105351
  • Gratuit
  • Incontournable

Exposition Moi et les autres, regards d’artistes sur nos vies en ligne, à la Fondation Groupe EDF

FONDATION GROUPE EDF
Jusqu’au 27 septembre 2026

Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.