Exposition Bagdad : redécouvrir Madinat al-Salam, avec Assassin’s Creed® Mirage à l'IMA
Institut du Monde Arabe Du 28 février au 11 novembre 2024
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Alerte blockbuster ! L’Institut du monde arabe réalise le rêve de tous les gamers en donnant vie au dernier opus du jeu vidéo Assassin’s Creed. Une fois n’est pas coutume, vous n’incarnerez pas ici un tueur sanguinaire membre d’une secte orientale séculaire, mais un simple visiteur de l’ancien Bagdad. La ville-monde florissante, carrefour civilisationnel sous la dynastie des Abbassides, devient dès lors le théâtre de vos aventures virtuelles. Grâce aux décors hyperréalistes, aux effets sonores et aux extraits audios tirés du jeu vidéo, cette expérience hypnotique instaure un fascinant dialogue entre la fiction et la réalité. Les joueurs les plus zélés reconnaîtront sur place certaines pièces du jeu comme une coupe couleur rubis ou ces deux gourdes de pèlerins.
Le saviez-vous ? Assassin’s Creed au secours de Notre-Dame de Paris ? Le réalisme de la saga est tel, que bon nombre de fans ont pensé après le terrible incendie de 2019, que le jeu vidéo pouvait aider à la reconstruction de la cathédrale. Si le résultat est plus que bluffant à l’écran, les développeurs se sont hélas permis quelques libertés avec la réalité…
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Du 24 mars au 23 août 2026 Institut du Monde Arabe
Le temps a parfois le pouvoir d’épaissir les récits. Cette exposition arrive ainsi chargée d’une densité particulière, comme une réflexion longtemps mûrie avant de se livrer au regard.
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