Exposition Surréalisme : automatisme, rêve et inconscience à la Galerie Hélène Bailly
Galerie Hélène Bailly Du 4 septembre au 10 octobre 2024
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La Galerie Hélène Bailly nous embarque pour un voyage terriblement excitant : une parenthèse insensée dans l’esprit des plus grands génies surréalistes du XXᵉ siècle. En nous ouvrant les portes mentales de Salvador Dalí, René Magritte ou Alberto Giacometti, cette exposition nous donne à voir ce qui se trouve au-delà du monde réel.
Dans ce théâtre de l’absurde qu’est le surréalisme, nous observons Victor Brauner, le peintre extralucide s’aventurer dans le genre de l’autoportrait, Francis Picabia, l’électron libre de l’art moderne, glisser des rébus indéchiffrables dans ses toiles, Max Ernst, l’homme des possibilités infinies pour André Breton, se métamorphoser en oiseau, ou encore Joan Miró, le peintre « mirobolant » faussement naïf décliner avec le plus grand des sérieux ses personnages drolatiques qui n’ont jamais plus de trois cheveux sur le caillou.
Dans ce pêle-mêle d’œuvres singulières, l’artiste remporte haut la main la palme de l’originalité avec un dessin réalisé... sur une peau de chèvre. Entre des géants aussi célèbres que Pablo Picasso et Marcel Duchamp, l’exposition tire Oscar Dominguez de l’oubli, offrant une chance de résurrection inespérée à cette étoile filante du surréalisme qui s’est consumée à petit feu avant même de connaître la gloire. Une jolie revanche pour le dernier peintre maudit de Montparnasse.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
MÉMORIAL DE LA SHOAH - MUSÉE ET CENTRE DE DOCUMENTATION Jusqu’au 15 octobre 2026
On croit connaître Simone Veil. La loi, l’Europe, l’Académie, le Panthéon. On connaît la figure. On connaît moins la fratrie. Le Mémorial de la Shoah choisit un autre point d’entrée : celui de la famille Jacob. Avant la femme d’État, il y a une enfance à Nice. Des rires, des disputes, des complicités. Simone, Madeleine – Milou –, Denise. Trois sœurs liées par une intensité que la guerre ne brisera jamais vraiment.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
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