Exposition Philippe Pasqua : Ambiance Fin du Monde à The Storage
THE STORAGE Jusqu’au 27 octobre 2024
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Âmes sensibles s’abstenir !Philippe Pasqua, le prince des vanités, révèle son côté obscur dans une exposition diabolique tiraillée entre intimité et identité, ténèbres et espoir, vie et mort. Une pause brutale durant laquelle l’artiste rassemble certaines de ses pièces les plus emblématiques à l’image de sa furieuse Roue du temps, une sculpture apocalyptique XXL faite de cendres noires et de décombres calcinées, ou de son interprétation macabre de la Porte de l’Enfer de Rodin… Un univers terriblement provocant que vous allez adorer découvrir.
THE STORAGE Jusqu’au 27 octobre 2024
38 avenue du Fond de Vaux, 95310 Saint-Ouen-l’Aumône
Du lun. au ven. 9h-19h sur rdv uniquement, fermé sam. et dim.
Entrée libre
Ils ont sauté avant de savoir voler. Avant les avions, avant les moteurs fiables, avant l’industrie, il y a ce moment précis : celui où l’on quitte le sol sans certitude de revenir entier. À Saint-Cloud, à la fin du XIXᵉ siècle, des femmes et des hommes montent dans des ballons, des dirigeables bricolés, des machines fragiles.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
Avant les toiles éclatantes et la reconnaissance internationale, il y eut le papier. Des chutes, des feuilles fragiles, des restes de pastels ramassés presque par hasard. À l’automne 1959, en Californie, Etel Adnan commence à dessiner comme on écrit un poème.
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