Exposition Affleurement - Low relief, de Lou Lolita Arnon à la Galerie de Sèvres
GALERIE DE SÈVRES Jusqu’au 30 avril 2026
Après une année de résidence à la Manufacture de Sèvres, Lou Lolita Arnon investit la Galerie de Sèvres avec des pièces en grès et porcelaine qui semblent émerger du mur autant qu’y retourner.
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Son travail joue précisément dans cette zone d’affleurement – là où la forme hésite entre volume et image, entre sculpture et relief. Les surfaces vibrent, creusées, scarifiées parfois, comme si la matière gardait en mémoire le passage de la main. Il y a quelque chose de géologique dans ces œuvres : une lenteur, une pression, un surgissement. Le bas-relief devient ici territoire d’expérimentation. Lou Lolita Arnon n’imite pas la nature, elle la laisse agir. Les fissures, les plis, les arêtes ne sont pas des accidents mais des révélations. La porcelaine, souvent associée à la fragilité ou à la préciosité, gagne une densité presque minérale. Le grès, lui, s’ancre, absorbe la lumière, dialogue avec l’ombre. Les formes semblent affleurer du mur comme des fragments de paysage intérieur. La céramique, ici, n’est pas un objet. C’est une surface vivante.
GALERIE DE SÈVRES Jusqu’au 30 avril 2026 4 place André Malraux, 75001 M° Pyramides (7/14) Du lun.au sam. 14h-19h Fermé le dim. Entrée libre
Ils ont sauté avant de savoir voler. Avant les avions, avant les moteurs fiables, avant l’industrie, il y a ce moment précis : celui où l’on quitte le sol sans certitude de revenir entier. À Saint-Cloud, à la fin du XIXᵉ siècle, des femmes et des hommes montent dans des ballons, des dirigeables bricolés, des machines fragiles.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
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