Exposition : Jacques Prévert en rêveur d’images au musée de Montmartre

MUSÉE DE MONTMARTRE
Jusqu’au 16 février 2025

 

3

Silhouette hitchcockienne, clope au bec et regard malicieux… Jacques Prévert, c’est avant tout une image ; celle d’un gamin de Paris, espiègle et rieur, qui jonglait avec les mots avec la nonchalance d’un enfant, allait boire des coups avec Boris Vian, avant d’offrir à Jean Gabin l’une des plus belles répliques du cinéma français avec le célébrissime «.T’as d’beaux yeux, tu sais ? ».

Le musée de Montmartre se joue pourtant des apparences en brossant un portrait plus intime et confidentiel du poète, érigé ici comme un rêveur d’images libertaires. Auteur de planches illustrées, de collages surréalistes et d’éphémérides improvisées, l’artiste compose des mondes imaginaires, tantôt drolatiques, tantôt monstrueux, mêlant souvenirs d’enfance, collages sur cartes postales et photographies d’amis dans un répertoire d’images irrévérencieuses.

Toujours déconcertantes, ses créations plongent ainsi le Christ crucifié dans une truculente Fête nautique, tandis que ses œuvres composées à quatre mains avec Picasso, Braque ou Calder, rappellent que si l’art se conjugue souvent au singulier, il cache bien souvent une affaire d’amitié.

MUSÉE DE MONTMARTRE
Jusqu’au 16 février 2025
12 rue Cortot, 75018 - M° Lamarck-Caulaincourt (12)
Tous les jours 10h-18h
Tarif : 15 € -TR : 8/12 € - Gratuit -10 ans
Billetterie 
Plus d'informations


Vous aimerez aussi…

Murae_274bk
  • Découverte
  • Photo

Kazuo Kitai à la Maison de la culture du Japon

MAISON DE LA CULTURE DU JAPON À PARIS 
Du 30 avril au 25 juillet 2026

La MCJP consacre la première rétrospective française à Kazuo Kitai : 130 photographies pour saisir soixante ans de transformations du Japon.

14_Ladji Diaby MG_0617
  • Gratuit
  • Contemporain

Exposition de Ladji Diaby, Who’s Gonna Save The World ? à Lafayette Anticipations

LAFAYETTE ANTICIPATIONS
Du 1er avril au 19 juillet 2026

Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.

Larry Poons, Untitled (025C-5), 2025 © Larry Poons, Courtesy of the Artist and Almine Rech, Photo - Dan Bradica
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition de Larry Poons, L’indocile abstraction, à la Galerie Almine Rech

GALERIE ALMINE RECH
Jusqu’au 23 mai 2026

À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.

Ha Chong-Hyun, Conjunction 24-82, 2024 © Ha Chong-Hyun, Courtesy of the Artist and Almine Rech
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition Masters of Dansaekhwa, Former le monochrome, à la Galerie Almine Rech

GALERIE ALMINE RECH
Jusqu’au 23 mai 2026

À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».