Exposition Keith Haring aux Galeries Faubourg 75 et Gradiva
Galeries Faubourg 75 et Gradiva Jusqu'au 14 décembre 2024
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Avec leur minimalisme pop, les œuvres de Keith Haring portent les stigmates de la jungle new-yorkaise, monde de vitesse et d’acier dans lequel elles ont vu le jour. Cependant, cet artiste qui incarne dans bien des esprits la modernité a toujours nourri un goût certain pour les arts premiers et les cultures antiques, qui ont infusé dans son œuvre d’une façon étonnante. Dans cette double-exposition, la Galerie Enrico Navarra expose alors un corpus d'œuvres hybrides, où le trait délicieusement naïf d’Haring prolifère sur des vases antiques, des masques africains ou de grands tissus brodés.
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L’épure des motifs du plasticien américain répondent alors à la simplicité de ces œuvres d’un autre temps, dégageant ainsi une force esthétique universelle. À l'autre bout de la frise temporelle, l'artiste investit des objets plus contemporains : écrans de télévision, panneaux de signalisation et vestes en cuir opposent leur modernité à leurs voisins d’inspiration antique dans un dialogue anachronique et captivant. De quoi rappeler que l’Art adopte parfois un comportement circulaire, et renferme par son universalité le pouvoir de relier et transcender les époques.
GALERIE FAUBOURG 75
75, rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008
M° Palais Royal - Musée du Louvre (1/7)
Du lun. au ven. 10h-19h, fermé le sam. et le dim. GALERIE GRADIVA
9, quai Voltaire, 75007
M° Miromesnil (9/13)
Du lun. au ven. 10h-18h30, le sam. 11h-18h, fermé le dim. Jusqu’au 14 décembre 2024
Entrée libre
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Du 27 janvier au 5 avril 2026 BnF - Site François Mitterrand
C’est une histoire d’amour qui n’a jamais pris fin. Celle d’une femme vêtue de noir, silhouette longiligne, regard de braise et voix de velours, qui chantait la fragilité comme on respire. Près de trente ans après sa disparition, Barbara revient sur scène – ou presque.
Du 14 février au 19 juillet 2026 Frac Ile-de-France : Le Plateau / Les Réserves
Peut-on vraiment finir une œuvre ? Pierre Bonnard, dit-on, n’y croyait pas. On raconte qu’il se glissait en douce dans les musées pour retoucher ses toiles, corriger une ombre, raviver un ton, incapable de s’en détacher.
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