Au 27 rue de Fleurus : la fresque familiale des Stein à la Galerie Hélène Bailly
Galerie Hélène Bailly Jusqu'au 1er mars 2025
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Dans la famille Stein, nous connaissons la sœur Gertrude, monstrueuse poétesse des arts et véritable « homme de lettres » pour paraphraser Pablo Picasso ; puis nous avons Leo, l’intrépide frère aîné quelque peu boudé par la postérité, et pourtant instigateur de cette grande saga familiale. Venus d’Amérique, le frère et la soeur s’installent ensemble au 27 rue de Fleurus bien décidés à faire de Paris une fête. Ça tombe bien, Leo a l’œil. S’ils vivent tous les deux d’une rente confortable, les deux cadets de la famille mettent tout leur argent dans leur collection, en se mettant d’accord sur quelques noms comme Cézanne, Renoir ou Degas.
Foyer incandescent de l’art moderne, leur appartement voit bientôt éclore chez eux la brutalité des peintres fauves et la désinvolture géométrique des cubistes. Après le Grand Palais et le musée du Luxembourg, c’est au tour de la Galerie Hélène Bailly de nous conter cette grande fresque familiale autour de pièces d’exception comme ce portrait au fusain d’Henri Matisse, ce lavis de Francis Picabia ou ce collage déstructuré de Pablo Picasso. Un chapitre grandiose de l’histoire moderne qui s’achève pourtant dans le silence. Déchirés par la célébrité nouvelle de Gertrude et par sa relation fusionnelle avec Alice Toklas, les deux complices se séparent en 1913, mettant fin à une décennie d’effervescence artistique.
GALERIE HÉLÈNE BAILLY Jusqu’au 1er mars 2025
71 rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 - M° Miromesnil (9/13)
Du lundi au vendredi 9h-19h, samedi 10h-19h, dimanche sur rdv.
-Entrée libre-
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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