Suzanne Valadon mise à nu au Centre Pompidou : nos images de l'exposition
CENTRE POMPIDOU Du 15 janvier au 26 mai 2025
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Couvrez ce sein que je ne saurais voir ! Entre portraits charnels et regards affranchis, le modèle chéri de la bohème montmartroise, l'irrésistible Suzanne Valadon, nous invite à redécouvrir le langage universel de la liberté, peau contre peau.
Muse devenue maîtresse de son art, la Terrible Suzanne comme aimait l’appeler Edgar Degas bouscule les règles d’un jeu où les femmes étaient depuis trop longtemps les spectatrices silencieuses de leur propre corps. Dans cette exposition d’une sensualité troublante, cette peintre de caractère décorsète sous nos yeux voyeurs le corps de ses camarades, croquant les femmes avec une tendresse brutale, révélant dans d’audacieux portraits ce que l’œil masculin effleurait mais ne pénétrait jamais.
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Première femme à oser peindre un homme nu de face, Suzanne Valadon s’aventure là où aucune n’était allée avant elle, s’attardant sur les courbes d’une réalité dévêtue, guidant inexorablement nos regards vers cette vérité crue et radicale : une nudité sans artifice, décomplexée, libre de plaire ou non à la critique.
CENTRE POMPIDOU Du 15 janvier au 26 mai 2025
Pl. Georges-Pompidou, 75004 M° Rambuteau (11)
Du mer. au lun. 11h-21h, jeu. jsq. 23h, fermé le mar.
Tarif : 17 € - TR : 14 € - Gratuit -18 ans Plus d'informations Billetterie
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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