Exposition Écoutez ! C’est l’éclipse, l’œuvre d’Hélène Delprat à la Fondation Maeght
FONDATION MAEGHT Du 22 mars au 9 juin 2025
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Écoutez ! C’est l’éclipse. Le titre, emprunté à Alfred Jarry, annonce un basculement, une zone d’incertitude entre sérieux et ironie. Hélène Delprat orchestre ici une traversée à travers plus de soixante œuvres : peintures monumentales, dessins, sculptures, films, photographies, céramiques. Un univers où l’histoire – intime et collective – ressurgit en fragments, où les icônes se délitent, où le passé se fond dans la fiction.
Dès l’entrée de la Fondation Maeght, deux sculptures veillent sur les bassins, sentinelles énigmatiques flottant entre deux mondes. Un seuil, une invitation à perdre ses repères. Plus loin, les silhouettes s’effacent et réapparaissent, les images se superposent, les figures surgissent pour mieux disparaître. L’œuvre d’Hélène Delprat est un théâtre où les fantômes croisent les figures burlesques, où la peinture dialogue avec l’archive, où l’humour affleure au bord du tragique.
Entre dessin, photographie, vidéo et mémoire recomposée, l’artiste crée une éclipse ne dure qu’un instant. Suffisant, pourtant, pour basculer de l’autre côté du regard.
FONDATION MAEGHT
Du 22 mars au 9 juin 2025
623 chemin des Gardettes, 06570 Saint-Paul-de-Vence
Il a fallu 16 mois pour redonner souffle au domaine de Roueïre. Découvrez l'exposition inaugurale, sobrement intitulée Bonjour !, proposée par Valérie du Chéné.
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Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
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Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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