L'exposition collective Megalomelancholia au Carré Baudouin
CARRE DE BAUDOUIN Jusqu’au 19 juillet 2025
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Ils sont sept. Sept artistes réunis dans un espace qui semble avoir été pensé à l’envers. Pas par provocation, mais comme une invitation à désapprendre nos réflexes, à circuler autrement, à ressentir ce que l’on regarde. Ici, au cœur du Carré de Baudouin, nous entrons dans une ville qui n’existe pas encore — ou plus tout à fait. Maquettes, films, installations immersives, architectures mentales : les formes sont multiples, mais toutes visent un même point de rupture. L’échelle. Ce moment où l’on cesse de savoir si l’on est face à un paysage ou dans un souvenir.
Un mot reste en tête : megalomelancholia. Un mot-valise comme une ligne de faille, entre grandeur et trouble, entre cartographie collective et fragilité intérieure.
CARRÉ DE BAUDOUIN Jusqu’au 19 juillet 2025
121 rue de Ménilmontant, 75020 -M° Ménilmontant (2)
Du mar. au sam. 11h-18h, jeu. jsq. 20h30, fermé dim. et lun.
Entrée libre
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Du 14 février au 19 juillet 2026 Frac Ile-de-France : Le Plateau / Les Réserves
Peut-on vraiment finir une œuvre ? Pierre Bonnard, dit-on, n’y croyait pas. On raconte qu’il se glissait en douce dans les musées pour retoucher ses toiles, corriger une ombre, raviver un ton, incapable de s’en détacher.
« J'écris en français avec une main malgache. » La formule est de Joey Aresoa, peintre et poète née en 1986 à Antananarivo, qui se revendique ouvertement du mouvement mitady ny very
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