L'exposition collective Megalomelancholia au Carré Baudouin
CARRE DE BAUDOUIN Jusqu’au 19 juillet 2025
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Ils sont sept. Sept artistes réunis dans un espace qui semble avoir été pensé à l’envers. Pas par provocation, mais comme une invitation à désapprendre nos réflexes, à circuler autrement, à ressentir ce que l’on regarde. Ici, au cœur du Carré de Baudouin, nous entrons dans une ville qui n’existe pas encore — ou plus tout à fait. Maquettes, films, installations immersives, architectures mentales : les formes sont multiples, mais toutes visent un même point de rupture. L’échelle. Ce moment où l’on cesse de savoir si l’on est face à un paysage ou dans un souvenir.
Un mot reste en tête : megalomelancholia. Un mot-valise comme une ligne de faille, entre grandeur et trouble, entre cartographie collective et fragilité intérieure.
CARRÉ DE BAUDOUIN Jusqu’au 19 juillet 2025
121 rue de Ménilmontant, 75020 -M° Ménilmontant (2)
Du mar. au sam. 11h-18h, jeu. jsq. 20h30, fermé dim. et lun.
Entrée libre
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
Du 14 février au 19 juillet 2026 Frac Ile-de-France : Le Plateau / Les Réserves
Peut-on vraiment finir une œuvre ? Pierre Bonnard, dit-on, n’y croyait pas. On raconte qu’il se glissait en douce dans les musées pour retoucher ses toiles, corriger une ombre, raviver un ton, incapable de s’en détacher.
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