Exposition Ludovic Dervillez à la Galerie Faidherbe
GALERIE FAIDHERBE Du 15 mai au 14 juin 2025
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Peindre comme on respire, comme on brûle. Chez Ludovic Dervillez, il n’y a pas de place pour l’hésitation : sa peinture est une déflagration, une matière qui palpite et se débat. Si son travail évoque l’abstraction lyrique, il en radicalise l’énergie. On pense aux premiers Cy Twombly, aux violences chromatiques de Joan Mitchell, à la nécessité vitale de Franz Kline. Mais Dervillez ne cite pas, il continue. Oscillant entre fulgurance et maîtrise, ses aplats chromatiques s’entrechoquent, ses textures se déploient dans une matière vivante, presque organique. On devine les mouvements du pinceau, faits de superpositions, de repentirs, de gestes répétés jusqu’à l’évidence, dans une nécessité viscérale de peindre. Dervillez travaille ses toiles dans toutes les directions, les retournant, les déplaçant, cherchant l’équilibre dans le chaos apparent. Ce n’est qu’après un long dialogue avec la matière que l’œuvre trouve sa forme définitive, comme si elle s’imposait d’elle-même. À travers cette exposition, la Galerie Faidherbe célèbre une abstraction vivante et instinctive, affranchie de toute rigueur académique. Celle d’un peintre en prise directe avec son art.
GALERIE FAIDHERBE Du 15 mai au 14 juin 2025
18 rue Jean Macé, 75011 - M° Charonne (9)
Du mar. au ven. 10h30-12h, 14h-19h, sam. 11h-19h, fermé dim. et lun.
Entrée libre
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
Du 15 janvier au 21 mars 2026 Galerie David Zwirner
Il suffit parfois de deux formes presque jumelles pour faire basculer une certitude. L’exposition que David Zwirner consacre à Josef Albers orchestre précisément ce trouble : un jeu d’échos, de glissements infimes, d’écarts millimétrés qui redéfinissent notre manière d’appréhender la couleur.
Du 14 février au 19 juillet 2026 Frac Ile-de-France : Le Plateau / Les Réserves
Peut-on vraiment finir une œuvre ? Pierre Bonnard, dit-on, n’y croyait pas. On raconte qu’il se glissait en douce dans les musées pour retoucher ses toiles, corriger une ombre, raviver un ton, incapable de s’en détacher.
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