Dix ans déjà que Bordeaux possède son vaisseau de verre et de lumière posé sur les quais. Dix ans que la Cité du Vin célèbre le monde dans un verre, les terroirs dans un récit, les saisons dans une dégustation. Depuis son ouverture, ce lieu unique raconte la culture du vin comme un voyage à travers les paysages, les traditions et les sens. Cette année, l’icône bordelaise souffle ses bougies en version grand cru : plus sensorielle, plus festive, plus audacieuse que jamais. Et la vraie star de cet anniversaire s’appelle Via Sensoria. Une expérience qui n’a rien d’une dégustation classique. Jeux de lumière, créations sonores, matières à effleurer : le parcours nous entraîne dans un véritable voyage immersif. Guidés par un sommelier, nous avançons comme dans une installation contemporaine, entre poésie et précision technique. À chaque étape, un accord vin-saison – ou une création sans alcool – prolonge l’émotion et révèle de nouvelles nuances. Nouveauté pour ces dix ans : Bordeaux se raconte en solo. Quatre styles, quatre expressions, quatre façons de comprendre que ce territoire que l’on croit familier reste infiniment nuancé.
CITÉ DU VIN
Du 1er avril au 1er novembre 2026
134 quai de Bacalan, Bordeaux
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Une traversée dans laquelle films, vidéos, dessins et peintures se fondent en un même paysage mental, saturé d’images numériques et de dialogues en boucle.
Le clair-obscur. Un mot qui convoque immédiatement Caravage, ses figures happées par la lumière, ses corps surgissant de la nuit. Une révolution picturale qui, au XVIIᵉ siècle, bouleversa la peinture en faisant de l’ombre un lieu de vérité.
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
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