Égypte éternelle au Musée de Picardie
Musée de Picardie
Du 11 avril 2026 au 3 janvier 2027
Pendant des décennies, elle dormait derrière les vitrines. Objets fragmentaires, cartels figés, momie célèbre mais récit inachevé. Ce printemps, le Musée de Picardie réveille son Égypte. Depuis plusieurs années, conservateurs, restaurateurs et chercheurs réexaminent patiemment l’ensemble du corpus égyptien d’Amiens. Nettoyés, consolidés, étudiés à nouveau, les objets retrouvent une lisibilité, une précision, une présence presque troublante. Certaines pièces n’avaient jamais quitté les réserves. Le résultat nous frappe immédiatement : couleurs ravivées, détails sculptés redevenus lisibles, hiéroglyphes affûtés par la restauration.
Loin de l’image poussiéreuse d’une antiquité figée, l’Égypte apparaît vibrante, fragile, incarnée. Autour d’une soixantaine d’œuvres rigoureusement choisies, le nouveau parcours adopte une approche sensible. La toilette et les rituels de purification, les vases canopes, l’albâtre translucide, la figure d’Osiris et ses cultes : autant de portes d’entrée concrètes dans la vie et la spiritualité égyptiennes. Le dialogue avec le musée du Louvre donne à cette renaissance une ampleur supplémentaire, entre Amiens et Paris, entre pièces emblématiques et objets redécouverts. Ce partenariat, ancien de près de cent cinquante ans, prend ici une dimension stratégique : inscrire Amiens comme pôle de référence de l’archéologie égyptienne dans les Hauts-de-France.
Un détail résume peut-être cette ambition : la réalisation d’un fac-similé d’un coffret de Toutânkhamon conservé en fragments dans les collections amiénoises. Conçu avec le campus des métiers d’art des Hauts-de-France, il réunira passé antique et savoir-faire contemporain. Transmission, au sens plein. Une Égypte restaurée, repensée, enrichie, prête à déployer près de 630 objets – contre 287 auparavant.
MUSÉE DE PICARDIE
Du 11 avril 2026 au 3 janvier 2027
2 rue Puvis de Chavannes, 80000 Amiens







