Exposition Diane Severin Nguyen à la MEP : photographie expérimentale
Maison Européenne de la Photographie Du 31 mars au 21 mai 2023
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Des couleurs vives, des teintes primaires, des jaunes éclatants et ce violet hypnotique, brillant, presque chimique, irradiant cette série photographique de bout en bout. Voilà le cocktail explosif composé par Diane Severin Nguyen à l’occasion de sa toute première monographie dans la capitale. La jeune artiste, étoile montante de la scène contemporaine déjà auréolée de nombreuses expositions à travers le monde pour son travail sur la matière, n’est pas magicienne mais c’est tout comme. Avec cette proposition déconcertante caractérisée par cette pellicule aqueuse bouleversant tous nos repères, nous laissant croire l’espace d’un instant à un fond marin pollué par l’Homme, la photographe prend un malin plaisir à défier nos sens. Dans des compositions éphémères, l’artiste américaine crée l’impossible, entremêlant des objets manufacturés comme des chaînes ou des bouts de tissus à des éléments organiques inattendus (cheveux, fruits, végétaux). Capturées en gros plan, ses créations composites proches de la décomposition en deviennent méconnaissables, nous faisant redécouvrir notre environnement sous un angle nouveau, presque surréaliste.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
GRILLES DU JARDIN DU Luxembourg jusqu'au 19 juillet
Les icebergs se fissurent. Les déserts avancent. Les rivières changent de lit. Ce que photographie Thibault Gerbaldi, c’est le mouvement, l’impermanence, la transformation. Du Groenland à la Namibie, de l’Islande à la Mongolie, ses images mettent en regard deux forces : celle des paysages, immenses, en mutation constante, et celle des êtres humains, minuscules à l’échelle géologique, mais étonnamment résistants.