Exposition Jean Messagier à la Galerie Larock-Granoff, cap sur la couleur !
Galerie Larock-Granoff Du 1er au 30 décembre 2023
4
Connaissez-vous ce sentiment étrange qui survient parfois lorsque l'œuvre d’un artiste nous semble naturellement familière, rassurante, vibrante d’actualité. À la vue de ces larges aplats de couleurs multicolores, nous pourrions croire sans effort que l’auteur de ces toiles monumentales et enveloppantes est un peintre contemporain dans la fleur de l’âge. Jean Messagier n’appartient hélas pas à notre époque. Grande figure de la peinture gestuelle de l’après-guerre, l’artiste s’est éteint en 1999 à l’aube du XXI e siècle en laissant derrière lui une œuvre prolifique et envoûtante, rythmée par la poésie du mouvement dont les traces ne sont que trop rarement mises sous la lumière des projecteurs.
Quelques mois seulement après son retour en grâce à New York, le chantre de l’abstraction lyrique se voit aujourd’hui auréolé d’un sublime hommage à la Galerie Larock-Granoff. Guidée par la quête perpétuelle de dépassement du peintre, cette exposition chrono-thématique brosse le portrait d’un artiste insatiable qui s’inscrit dans la continuité d’un Pablo Picasso ou d’un Jean Fautrier, tout en refusant les étiquettes qu’on tente en vain de lui coller. Entre figuration, abstraction et art informel, Jean Messagier se libère de tout courant, trouvant finalement sa touche personnelle dans ses « synthèses » visionnaires, dont les grands coups de brosses glissantes délient la couleur. Un hommage tout en nuances qui court de l’inauguration du Moulin Barbeau dans les années 60 jusqu’à ses dernières toiles pleines de vitalité des années 90.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Suivez-nous !
Inscrivez-vous
Gratuitement
Chaque semaine, les bons plans culturels du week-end