En peinture, s’intéresser au tableau en tant qu’objet, plus qu’à ce qu’il présente, est pour le moins original. Cela fait plus de cinquante ans que Daniel Dezeuze déconstruit le support avec acharnement et s’amuse avec notre regard. Curieux des cultures nomades et extra-européennes, l’artiste imprègne son travail de pratiques artisanales et d’anthropologie pour nous offrir un art mémorable. Du haut de ses 82 ans, le membre fondateur du mouvement Supports/Surfaces nous dévoile dans cette exposition réussie ses derniers travaux entre sculpture et peinture. Son œuvre Nul n’entre ici s’il n’est pas géomètre témoigne de ce renversement de l’espace de la toile, sur laquelle le plasticien invite la couleur, le métal, et surtout le vide. Une invitation brillante au déshabillement de nos cadres de pensée.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
Cinquante ans que Martin Parr braque son flash sur les absurdités de notre monde. Un demi-siècle de dérèglements, saisis entre ironie et lucidité, où le grotesque devient miroir.