Dans(e) la lumière à la Fondation EDF : une exposition électrisante en images !
Fondation Groupe EDF Jusqu'au 31 janvier 2025
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Que la lumière soit.La Fondation EDF place pour la première fois sous le feu des projecteurs les trésors de sa collection : des chefs-d’œuvre de lumière capables de sculpter le jour et de révéler l’invisible au cœur de la nuit. Installations survoltées, enchevêtrements de néons et éclairages phosphorescents illuminent cette exposition tout en clair-obscur. Ici, Raoul Dufy, le père de La Fée électricité, éclaire son œuvre d’une série de dix lithographies éblouissantes, tandis que Man Ray dévoile ses premiers « rayogrammes » sur lesquels on devine encore les traînées ondulées laissées par des serpentins de chauffage figurant l’insaisissable passage du courant.
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Plus loin, les sculptures murales de Gun Gordillo se métamorphosent de l’aube à l’heure bleue, suggérant ainsi l’écoulement naturel du temps, quand Costis nous met en garde contre le coup de foudre avec ses chorégraphies aléatoires générées par décharges électriques. Entre les compositions numériques de Bernard Caillaud et les créations cinétiques de Julio Le Parc, l’alphabet géométrique d’Adalberto Mecarelli et les mirages volatiles de François Morellet, l’exposition oscille entre ombres et lumières, jusqu’à ce que des danseurs invités viennent épisodiquement donner corps à la matière.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
MÉMORIAL DE LA SHOAH - MUSÉE ET CENTRE DE DOCUMENTATION Jusqu’au 15 octobre 2026
On croit connaître Simone Veil. La loi, l’Europe, l’Académie, le Panthéon. On connaît la figure. On connaît moins la fratrie. Le Mémorial de la Shoah choisit un autre point d’entrée : celui de la famille Jacob. Avant la femme d’État, il y a une enfance à Nice. Des rires, des disputes, des complicités. Simone, Madeleine – Milou –, Denise. Trois sœurs liées par une intensité que la guerre ne brisera jamais vraiment.
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