Le Testament de Napoléon Ier fait son grand retour
ARCHIVES NATIONALES
Jusqu’au 29 juin 2026
Les derniers mots de l'Empereur
Sainte-Hélène, 15 avril 1821. Napoléon est captif, gravement malade. Il lui reste vingt jours à vivre. C'est dans ces conditions qu'il rédige, entièrement de sa main, un testament de 58 pages – document politique, testament dynastique et règlement de comptes avec l'histoire. Il y pardonne à ses traîtres, exhorte son fils à ne jamais combattre contre la France, déclare avoir été assassiné par l'oligarchie anglaise.
Et glisse un dernier tour à son geôlier Hudson Lowe, lui remettant un codicille leurre pendant que ses exécuteurs testamentaires conservent l'intégralité des dispositions. Ce document dort depuis 1860 dans l'Armoire de fer des Archives nationales. Il en sort exceptionnellement. L'exposition – modeste dans son format, dense dans son contenu – le présente en trois temps : la rédaction et ses stratagèmes, l'espérance placée dans le fils qui ne régnera jamais, et la gloire militaire que Napoléon cherche à perpétuer depuis sa chambre de captif.
En toile de fond, quatre régimes politiques se succèdent avant que la succession ne soit déclarée close, quarante ans après sa mort. Un face-à-face rare avec l'écriture d'un homme qui savait que chaque mot traverserait les siècles.
ARCHIVES NATIONALES
Jusqu’au 29 juin 2026
60 rue des Francs-Bourgeois, 75003
M° Rambuteau (11)
Du lun., mer. jeu., ven. 10h-17h30, sam. et dim. 14h-19h - Fermé le mar.
Entrée Libre



