Charles Fréger - L’Épopée de Jeanne d’Arc

Du 26 septembre au 7 octobre 2017 - 
Studio Le Patio //

 

16

La voix à suivre

Figure féminine et emblématique du Moyen-Age, Jeanne d’Arc a encore des récits à nous faire partager. Elle reprend vie dans l’œuvre du jeune photographe Charles Fréger, qui puise dans l’histoire de France d’hier pour nous parler de celle d’aujourd’hui. Ce ne sont pas tant les codes auxquels renvoie cette icône qui nous importent là, mais plutôt le fait et la manière dont elle les incarne. Devenue un stéréotype, elle fait partie de notre mémoire collective. Chacun connaît son histoire, son personnage, parfois sans savoir pour autant la date de sa mort ou le combat qu’elle a mené. Comment réactiver un mythe alors ? Comment s’y référer ? L’habit ne fait pas le moine, certes, mais il permet en tout cas de s’en approcher. Une femme en armure, montée sur un fier destrier ou tenant avec aplomb un arc ou une épée suffit à évoquer le mythe de Jeanne d’Arc dans nos esprits. C’est en 2004, lorsque Charles Fréger décide de débuter une série de photographies sur les lycéennes, les majorettes comme il les appelle, qui se déguisent chaque année en armure et montent à cheval pour défiler que lui vient l’idée. Suivant un exercice précis de codifications, il va mettre en scène ses modèles, jouer sur les contraintes, les poses, les éclairages et les cadrages pour invoquer Jeanne d’Arc. Fasciné à la fois par les représentations historiques, les marques vernaculaires des communautés, en particulier les costumes et les uniformes, Charles Fréger construit ici une imagerie contemporaine d’une histoire passée et collective, jouant sur son caractère intemporel.

Le Saviez-vous ? En 1424, les Anglais envahissent la France. Ils décident alors de monter un siège devant Orléans, afin de pouvoir traverser la Loire et conquérir le reste du pays aisément. C’était sans compter sur cette jeune paysanne emplie de convictions, Jeanne d’Arc, aussi appelée “La Pucelle d’Orléans”. La ville ne tomba jamais. Jeanne d’Arc est déclarée hérétique et condamnée au bûcher le 30 mai 1431.

Jeanne d'Arc comes back to life through the work of young photographer Charles Fréger, who draws from the past of France to tell us a timeless story.

Studio Le Patio
Du 26 septembre au 7 octobre 2017
5 rue Meyerbeer, 75009 – M° Opéra (7/8/11)
Du lun. au sam. de 8h30 à 23h30
Fermé le dim.
Entrée libre


Vous aimerez aussi…

Exposition Robert Capa au musée de la Libération de Paris
  • Photo

Exposition Robert Capa au musée de la Libération de Paris

MUSÉE DE LA LIBÉRATION DE PARIS
Jusqu’au 20 décembre 2026

Le musée de la Libération de Paris consacre une exposition à Robert Capa jusqu’au 20 décembre 2026. Cent soixante pièces, tirages, magazines, livres et objets personnels, y retracent le photographe qui s’approche.

Paul Kodjo, « Deux femmes, un homme », photoroman, 1971
  • Photo

Exposition Paul Kodjo, Photoromance, au Palais de Tokyo

PALAIS DE TOKYO
Du 21 octobre 2026 au 14 février 2027

Le Palais de Tokyo consacre à Paul Kodjo, du 21 octobre 2026 au 14 février 2027, sa première exposition personnelle d’ampleur en France, Photoromance. On y découvre les photoromans tournés dans les rues d’Abidjan et publiés dès 1971 dans Ivoire Dimanche.

Miles Aldridge, Doors #1 : une femme blonde aux roses sur le seuil d'une chambre d'hôtel numéro 10
  • Photo
  • Gratuit

Miles Aldridge au Park Hyatt Vendôme : l'expo est gratuite, le portrait de star en bonus

PARK HYATT PARIS-VENDÔME
Du 19 octobre au 1er décembre 2026

Pendant Art Basel Paris, la star de la photo de mode Miles Aldridge accroche gratuitement ses héroïnes Technicolor dans un cinq-étoiles à deux pas de la place Vendôme, la plupart jamais vues en France. Le bonus : pour 450 €, il vous tire le portrait au Polaroid dans la Suite Impériale.

Stan Douglas, Hastings Park, 16 July 1955, serie Crowds and Riots
  • Photo

Exposition Stan Douglas, Parallax au Jeu de Paume

JEU DE PAUME
Du 20 octobre 2026 au 10 janvier 2027

Du 20 octobre 2026 au 10 janvier 2027, le Jeu de Paume consacre à Stan Douglas, avec « Parallax », sa plus importante monographie française depuis trente ans. Entre photographie et cinéma, l’artiste canadien y rejoue avec une précision d’archiviste des scènes disparues, émeutes, salles de bal ou coins de rue.