La photo française existe, je l’ai rencontrée

Maison Européenne de la Photographie
Du 7 mars au 20 mai 2018

Jusqu’au 20 mai 2018 -
Maison Européenne de la Photographie //

Elle est sublime et vivante

 

14

Pour une fois, autorisons-nous d’être un peu chauvins. Dans les années 1980, la photographie française était considérée comme « inexistante » par les grands pontes américains de l’art. Impensable aujourd’hui, mais vrai. Comme une revanche artistique, l’exposition propose de redécouvrir ces artistes qui ont fait, et qui font encore aujourd’hui, de la Photographie française, un genre à part entière. Force est de reconnaître que l’exercice est ambitieux car il peut sembler difficile d’identifier clairement l’origine d’une photographie et la nationalité de son auteur. Démonstration sidérante ici, au fil d’un parcours aussi poignant qu’éblouissant, qui nous démontre toute la richesse et la beauté d’un art dans lequel excellent nos artistes. Engagées, documentaires, esthétiques ou poétiques, ces œuvres racontent chacune une histoire, une histoire qui bouleverse, surprend parfois et surtout, enchante. Un magnifique panorama du meilleur des œuvres qui furent exposées à la Maison Européenne de la Photographie sur près de 40 ans, passant des portraits en fleurs de Valérie Belin aux clichés de Raymond Depardon, de la simplicité poétique des photographies de Bernard Plossu aux œuvres engagées de Mathieu Pernot, de l’esthétique choc d’ORLAN aux anamorphoses de Georges Rousse, des voyages de Sebastião Salgado aux enquêtes de Bettina Rheims ou aux portraits kitschs et enthousiasmants de Pierre et Gilles. Plus qu’une exposition, une rencontre bouleversante.

A sensible homage to the French photography from the curator and director of the MEP whom wants to sublime the specific, authentic and very mixed sensibilities of the French production.

 


Vous aimerez aussi…

Londres (Angleterre). Charing-Cross, vers 1890
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition, Le monde colorié à la main, à la Galerie Roger-Viollet

GALERIE ROGER-VIOLLET
Jusqu’au 6 juin 2026

 Photographies stéréoscopiques coloriées du XIXe siècle : 67 tirages rares du studio Léon & Lévy, voyage en relief, exotisme et histoire photographie.

Capture d’écran 2026-03-04 105351
  • Gratuit
  • Incontournable

Exposition Moi et les autres, regards d’artistes sur nos vies en ligne, à la Fondation Groupe EDF

FONDATION GROUPE EDF
Jusqu’au 27 septembre 2026

Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.

14_Ladji Diaby MG_0617
  • Gratuit
  • Contemporain

Exposition de Ladji Diaby, Who’s Gonna Save The World ? à Lafayette Anticipations

LAFAYETTE ANTICIPATIONS
Du 1er avril au 19 juillet 2026

Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.

Ha Chong-Hyun, Conjunction 24-82, 2024 © Ha Chong-Hyun, Courtesy of the Artist and Almine Rech
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition Masters of Dansaekhwa, Former le monochrome, à la Galerie Almine Rech

GALERIE ALMINE RECH
Jusqu’au 23 mai 2026

À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».