Nostalgie quand tu nous tiens … Morvarid K est née est Iran, artiste voyageuse, elle revient toujours à sa terre natale qu’elle affectionne passionnément. Il faut dire que la culture iranienne est particulière, elle diffère de beaucoup de celles de ses voisins. La distance et les années faisant, le rapport au berceau évolue : « comme une abstraction d’identité » explique-t-elle « ce qui en résulte est une impression de frontière invisible, de sens de la limitation, du connu et de l’inconnu, désiré ou imposé, acquis ou inné, imaginaire ou réel ». L’exposition présente des photos provenant de ses archives personnelles, des souvenirs intimes qu’elle brouille sciemment avec des « kilomètres » d’encre : comme une biffure minutieuse, froide, systématique, acharnée et obsessionnelle qui tend à réécrire le passé. Le travail est évidemment performatif, mais il est aussi certainement salvateur. Flouter à dessein son histoire c’est embellir ou tout du moins questionner l’Histoire.
The exhibition features photos from Morvarid K’s personal archives, intimate memories that she deliberately blurs with "miles" of ink.
Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.