Que connaissons-nous des Balkans ? De nos cours de lycée, on se rappelle vaguement qu’il s’agit d’un ensemble de montagnes d’Europe du Sud-Est, une région quelque peu mystérieuse aux nombreux contes et légendes et à la linguistique pas forcément évidente. Mais les références s’arrêtent souvent là. La Galerie Boris, ouverte depuis quelques mois dans le 8e arrondissement, s’attache à faire découvrir – et apprécier – cette partie du monde mal connue et pourtant fantasmée. Peintures, sculptures, dessins : l’exposition « L’art des Balkans » tient à montrer la diversité des techniques de ces artistes talentueux.
Parmi eux, quatre artistes serbes sont mis en avant dans le premier chapitre de ce qui s’annonce être une série d’expositions. De la mythologie religieuse dessinée à l’encre par Kristina Pirkovic, présentant une vision de la chrétienté fantastique, surréaliste – presque effrayante ; aux peintures futuristes de Stefan Stancic qui illustrent en couleurs, l’architecture et le mouvement urbain, en passant par les taureaux stylisés de Marko Gavrilovic et les sculptures inspirées de Molière de Milos Vukovic : les thèmes et les appartenances artistiques sont nombreux.
L’exposition pique notre curiosité quant à la richesse culturelle de cette région anciennement appelée Stara Planina, autrement dit la « vieille montagne ». Un nom évocateur pour un patrimoine riche insoupçonné, à ne pas louper.
The Boris Gallery presents four Balkan artists, sculptor, painter or designer, and sheds light on this poorly known part of Europe.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.