Découverte - Myriam Louvel et ses dessins au fil de fer
Son nom c’est Myriam Louvel, une artiste française une dessinatrice pas ordinaire puisqu’elle a remplacé le crayon par le fil de fer… Des dessins qui deviennent de véritables sculptures en volume, à la fois fragiles puisqu’elles ne tiennent qu’à un fil mais fortes aussi par leur structure en métal. Et ce qui est surprenant c’est que quand on pense « métal », on pense souvent « froideur », « rigidité »… Mais ici c’est tout l’inverse, les visages dégagent une expression, une émotion même. L’artiste a su apprivoiser le fer et réussit à nous donner l’impression que ces fils de fer sont finalement plus souples qu’ils n’y paraissent. Et pour ajouter encore à l’illusion d’optique d’un dessin, elle teinte le métal en noir pour retrouver l’apparence d’un trait de crayon. Myriam tisse des visages. La contrainte et la signature de ses œuvres, c’est celui d’un dessin sans lever la main, un seul trait ininterrompu, avec ses nœuds, ses fouillis intérieurs, comme ceux d’une âme. En fait, elle griffonne dans les airs, des visages sans contours, avec un regard, un nez une bouche et une expression étonnante, qui d’ailleurs change selon les éclairages de la sculpture.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
À première vue, les tableaux de Danielle Orchard semblent presque simples : des femmes allongées, qui lisent, fument, se baignent ou dérivent dans une rêverie silencieuse. Des corps paisibles dans des intérieurs feutrés. Pourtant, sous cette quiétude apparente, quelque chose travaille la surface. La galerie Perrotin présente de nouvelles peintures qui approfondissent la recherche de l’artiste autour de la figure féminine et de l’histoire moderne de la peinture.
En 2005, Claude Viallat exposait déjà ici. Vingt ans plus tard, il revient. Non pour faire le bilan, encore moins pour se célébrer, mais pour reprendre le fil