Du 7 juillet au 4 novembre 2018 - Musée Soulages //
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Avec un nom venant de gu, instrument, et de tai, corps, gutaï est le mouvement japonais qui renouvela l’art abstrait de l’après-guerre par l’investissement du corps dans la création. Traverser avec son corps des tableaux de papier, peindre avec ses pieds tout en étant suspendu par une corde… la gestualité de l’artiste sert d’exutoire et d’expression dans ce contexte intense, régi par la domination américaine. Afin d’y échapper, l’essentiel pour ces artistes, de Shimamoto Shozo à Murakami Saburo, est d’abandonner le cadre et de « quitter le mur » afin de « créer quelque chose qui n’avait jamais existé auparavant » expliquait l’aîné Yoshihara Jiro. Souvent art éphémère, les productions de Gutaï ne laissent des traces que par la photographie, bien que d’autres formes de création soit abordées, l’importance du matériau étant primordiale dans ce groupe. On se perd ainsi dans leurs toiles, objets, tirages photographiques et performances filmées : en tout, 45 œuvres qui nous transmettent leur fureur de créer. Une plongée violente mais nécessaire dans la culture japonaise des années 1950 à 1970 : « un cri intense » selon le manifeste, incarné et poussé par ce groupe qui influença de manière considérable l’art du happening occidental.
Il a fallu 16 mois pour redonner souffle au domaine de Roueïre. Découvrez l'exposition inaugurale, sobrement intitulée Bonjour !, proposée par Valérie du Chéné.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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