Loo & Lou Gallery - Haut Marais Du 22 juin au 4 août 2018
Du 22 juin au 4 août 2018 - Loo & Lou Gallery //
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Blancheur, pureté, douceur… les adjectifs qualifiants la jolie matière qu’est la porcelaine sont nombreux et n’amènent qu’à l’apaisement. Apaisement nouveau chez Catherine Wilkening qui, dans un renouvellement de son travail, découvre ce matériau. Loin d’elle les sculptures passées aux figures féminines et enfantines hurlantes, lacérées, en souffrance, l’artiste se confronte désormais à une expérience tactile bienveillante. De cet art qui ne passe plus par la violence en sortent des crucifix rocailleux d’où émanent des bras fluets, des figures anthropomorphes aux airs de dieux antiques protecteurs ou encore des sphères aux allures d’anémones, composées de paires de jambes étoilées. On pourrait presque y voir une ressemblance avec la chapelle en ossuaire de Kutná Hora, mélangée aux arts décoratifs rococo de la fin du XVIIIe siècle. Une approche tantôt mythique, tantôt mystique donc, où la représentation humaine garde son importance, mais par morceaux. Ici prime d’abord l’apport affectif de la matière, aux effets et reliefs multiples, impermanents. La porcelaine pour se réconcilier avec son environnement, avant de pouvoir se réconcilier avec soi-même. Une exubérance du plaisir désormais contrôlé, mais surtout exorcisé par cette sculpture organique qui « évacue les monstres » de l’organisme.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
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