Quelle adorable maison nous voyons là ! Approchez, vous pourrez peut-être même toucher son toit et ses murs posés contre cette feuille de papier… Et ce verre qui est tombé, il faudrait tout de même le ramasser ! Seul souci : impossible de vous saisir de ces différents objets. Et pour cause, ils ne sont pas en 3D comme on pourrait le croire mais bien en 2D : ce ne sont que des dessins !
L’art drawing 3D, comprenez le dessin en 3D, fait fureur en ce moment sur la toile. Les vidéos déconcertantes se multiplient, perturbant fortement notre perception. Mais comment ces artistes arrivent-ils à tromper notre œil ?
Bien qu’ils soient tous très doués en dessin, capables d’ajouter des ombres et des volumes à leur création, le secret peut aussi résider dans une autre pratique, celle du pliage. Pour cette maison, l’artiste rusé a d’abord réalisé son dessin puis il a découpé malicieusement sa feuille : il suffit de découper le papier en trop autour du toit puis de plier en deux celle-ci pour donner l’impression que la maison est adossée.
Rappelant les anamorphoses, l’art drawing 3D n’a pas fini de nous jouer des tours et de contrarier notre rapport au monde qui nous entoure.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
À première vue, les tableaux de Danielle Orchard semblent presque simples : des femmes allongées, qui lisent, fument, se baignent ou dérivent dans une rêverie silencieuse. Des corps paisibles dans des intérieurs feutrés. Pourtant, sous cette quiétude apparente, quelque chose travaille la surface. La galerie Perrotin présente de nouvelles peintures qui approfondissent la recherche de l’artiste autour de la figure féminine et de l’histoire moderne de la peinture.
En 2005, Claude Viallat exposait déjà ici. Vingt ans plus tard, il revient. Non pour faire le bilan, encore moins pour se célébrer, mais pour reprendre le fil