Jonathan Meese est de retour à Paris – et il est prêt à faire le show ! L’artiste investit la Galerie Templon pour présenter son spectaculaire « Meese fashion show », réalisé en hommage à Karl Lagerferld, disparu en février 2019. Spectaculaire, c’est le moins que l’on puisse dire des tableaux exposés qui frôlent les trois mètres de hauteur. C’est à une plongée assez particulière dans l’histoire secrète de la haute couture et de ses stars que Jonathan Meese nous convie. Coco Chanel y côtoie Yves Saint Laurent et John Galliano, immortalisés dans une galerie de portraits pour le moins macabres où leurs visages apparaissent sous des traits cadavériques. Exit le glamour des podiums !
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Jonathan Meese transforme le traditionnel fashion show en un freak show effrayant hanté par le fantôme de Basquiat. Les figures monstrueuses se substituent aux top models des magazines tandis que les fashion victims d’Instagram se transforment en réelles victimes de la mode, comme ces fillettes de la Jeunesse Hitlérienne en uniforme. Le monde de la mode mis à nu, sans ses paillettes.
Jonathan Meese revisits the history of fashion with his pictural freak show where famous fashion victims meet monstruous creatures.
Galerie Templon Jusqu’au 21 décembre 2019 28 rue du Grenier Saint-Lazare, 75003 – M° Etienne Marcel (4) Du mar. au sam. 10h-19h Entrée libre
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Musée d'Art Moderne de Paris Jusqu'au 19 juillet 2026
Trois artistes, un corps, un siècle. Une sculpture faite de savon et de papier d'aluminium. Des portraits peints dans les couleurs sourdes de l'immédiat après-guerre.
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