Partons en expédition dans les profondeurs abyssales de l’océan Arctique. Tels des chercheurs, nous menons un voyage scientifique aux côtés de créatures sous-marines. Ursula Biemann, vidéaste suisse, filme cette vie sous-marine et tente de capturer des sons ou autres signes de communication entre espèces. Elle offre une œuvre similaire à un documentaire, telle une collecte d’informations sur le monde qui nous entoure.
Tourné dans les îles Lofoten, au nord de la Norvège, son dernier fi lm, « Acoustic Ocean », une œuvre de science-fiction poétique, évoque l’urgence climatique. La scientifique est une figure centrale de la vidéo, en tant que médiatrice importante de la compréhension contemporaine de notre écosystème.
L’aquanaute, interprétée par la chanteuse et activiste du peuple des Samis (Nord de la Scandinavie), Sofi a Jannok, sonde l’espace acoustique océanique à l’aide de multiples instruments d’enregistrement. On observe une véritable synergie entre le corps humain et les espèces sous-marines. Nos sens, surtout l’ouïe, sont convoqués dans cette exposition.
Located on the Lofoten Islands in Northern Norway, Acoustic Ocean sets out to explore the sonic ecology of marine life.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
GRILLES DU JARDIN DU Luxembourg jusqu'au 19 juillet
Les icebergs se fissurent. Les déserts avancent. Les rivières changent de lit. Ce que photographie Thibault Gerbaldi, c’est le mouvement, l’impermanence, la transformation. Du Groenland à la Namibie, de l’Islande à la Mongolie, ses images mettent en regard deux forces : celle des paysages, immenses, en mutation constante, et celle des êtres humains, minuscules à l’échelle géologique, mais étonnamment résistants.
À première vue, les tableaux de Danielle Orchard semblent presque simples : des femmes allongées, qui lisent, fument, se baignent ou dérivent dans une rêverie silencieuse. Des corps paisibles dans des intérieurs feutrés. Pourtant, sous cette quiétude apparente, quelque chose travaille la surface. La galerie Perrotin présente de nouvelles peintures qui approfondissent la recherche de l’artiste autour de la figure féminine et de l’histoire moderne de la peinture.