Sarah Sze, entre nuit et jour à l'exposition de la Fondation Cartier pour l'art contemporain

Fondation Cartier pour l'art contemporain
Du 19 au 30 mai 2021

 

10

Dès son entrée dans la fondation Cartier, le visiteur est déstabilisé par une installation titanesque qui flotte dans les airs. Cette sphère en acier inoxydable et en bambou entre en écho avec les espaces transparents du bâtiment iconique de Jean Nouvel grâce à des images animées qui jaillissent sur les parois de verre de l’édifice et le métamorphosent en une véritable lanterne magique ! On pourrait croire à un mirage tellement les frontières entre rêve et réalité deviennent poreuses. Vingt ans après sa première exposition consacrée à Sarah Sze, la Fondation Cartier pour l’art contemporain invite à nouveau l’artiste américaine à créer une exposition synesthésique. « C’est par l’abstraction de la figure du monde que Sarah Sze mène à l’exactitude » écrit Bruno Latour, sociologue et philosophe des sciences. Internationalement reconnue pour son œuvre défiant les frontières entre peinture, sculpture et architecture, la plasticienne née en 1969 associe des objets du quotidien et des images en mouvement dans des installations d’une étonnante délicatesse mêlée à une rare complexité, nous plongeant dans une instabilité visuelle déconcertante.

Perdant tous nos repères, on se laisse enivrer par cette prolifération d’images qui nous engloutit totalement. L’artiste explore ici la manière dont celles-ci, imprimées ou visibles sur le web, transforment notre relation au temps. « En tant qu’artiste, je pense à l’effort, au désir, et à l’envie constante que l’on a, au fil des années, de donner un sens au monde qui nous entoure à travers les matériaux. Et de tenter de trouver une sorte d’émerveillement, mais aussi une certaine futilité résidant dans cette très fragile quête.» explique-t-elle. Le spectateur est ensuite mené dans un second espace où une sculpture de forme concave à la surface fragmentée réfléchit les œuvres présentées, offrant la sensation d’un paysage irrégulier, fracturé et rappelant les images floues qui surgissent parfois dans notre mémoire.

Le saviez-vous ?

Pour la première fois, la Fondation Cartier propose une expérience en réalité augmentée, imaginée avec l’artiste elle-même. Ce dispositif immersif vous fait interagir avec les œuvres à l’aide de votre smartphone, donnant la sensation de se plonger dans une rêverie nocturne peuplée d’éléments visuels et sonores. Un voyage onirique, entre nuit et jour, durant lequel feu, eau et terre ne cesseront de bousculer vos repères.

Réservation obligatoire

Lien de réservation

Vous aimerez aussi…

7.Gabriel Abrantes - Bardo Loops 3 (photo_ carbonara.st, ┬®┬áthe artist and Galeria Francisco Fino)
  • Découverte
  • Contemporain

Gabriel Abrantes, Limbo

COLLECTION LAMBERT
JUSQU'AU 20 MARS 2026

Une traversée dans laquelle films, vidéos, dessins et peintures se fondent en un même paysage mental, saturé d’images numériques et de dialogues en boucle.

01_Romain Bernini, Voyages à Giphantie, 2025
  • Découverte
  • Contemporain

Romain Bernini, Voyages à Giphantie

Du 28 janvier au 3 mai 2026
Fondation Henri Cartier-Bresson

La surprise agit comme un premier pas hors du réel. La Fondation Henri Cartier-Bresson nous invite cette fois à voyager non par la photographie, mais par la peinture.

Alina Szapocznikow, Sculpture-Lampe XII, c. 1970
  • Incontournable
  • Contemporain

Clair-Obscur Au-delà de l’ombre et de la lumière

BOURSE DE COMMERCE
Du 4 mars au 31 août 2026

Le clair-obscur. Un mot qui convoque immédiatement Caravage, ses figures happées par la lumière, ses corps surgissant de la nuit. Une révolution picturale qui, au XVIIᵉ siècle, bouleversa la peinture en faisant de l’ombre un lieu de vérité. 

Étienne Bossut, Laocoon, 2003, © Étienne Bossut- Adagp, Paris, 2025. Collection Frac Île-de-France. Photo Aurélien Mole
  • Contemporain
  • Insolite

Nos images de l'exposition : Le syndrome de Bonnard au FRAC Ile-de-France

Du 14 février au 19 juillet 2026
Frac Ile-de-France : Le Plateau / Les Réserves

Peut-on vraiment finir une œuvre ? Pierre Bonnard, dit-on, n’y croyait pas. On raconte qu’il se glissait en douce dans les musées pour retoucher ses toiles, corriger une ombre, raviver un ton, incapable de s’en détacher.