Children of Compost, l'exposition écologique du Drawing Lab
Drawing Lab Du 26 juin au 30 septembre 2021
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Rendez-vous au sous-sol du Drawing Hôtel pour explorer le pouvoir insoupçonné du dessin contemporain. À la pointe de l’expérimentation graphique, ce laboratoire privé nous propose une relecture des enjeux écologiques sous le prisme de l’arabesque, du croquis, de l’estampe ou de l’esquisse. Graveurs de papier venus des quatre coins du globe apportent un territoire de réflexion déroutant, au croisement de pratiques artistiques traditionnelles et des nouveaux logiciels de représentation. Les plus remarquables sans doute, ces artistes du peuple Kwoma en Nouvelle-Papouasie qui, pour la première fois, ont emprunté les outils de dessin occidentaux pour représenter leur cosmogonie jusqu’alors orale ; ou encore cet amoncellement d’œuvres aussi improbables que fulgurantes de la taille d'une pièce de 2 euros, parmi d’autres splendeurs et tentatives de représenter les états les plus abstraits de la nature, tels que le sommeil des feuilles, la souffrance des glaciers ou la mémoire du vent. Projection lumineuse, empreinte de bois, mine de plomb, d’argent, pierre noire ou encre de chine, le dessin s’incarne sur les murs du laboratoire en un spectre colossal, peut-être le plus large qu’il nous ait été donné de voir. Léger ou sophistiqué, parfois langagier et résolument libre, il nous aide à saisir les défaillances de nos cultures au regard de la beauté fragile de la planète, éclairant notre finalité naturelle, organique et élémentaire, celle de générer plutôt que d’usurper : nous ne sommes que composte en devenir.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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