"Julie Manet, la mémoire impressionniste" au musée Marmottan Monet, l'exposition la plus charmante de la rentrée

Musée Marmottan Monet
Du 19 octobre 2021 au 20 mars 2022

 

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Son visage rond et doux, sa silhouette menue et ses longs cheveux  châtains ne vous sont certainement pas inconnus. À travers une centaine d’œuvres signées pour la majorité par  les plus grands noms de l’impressionnisme, l’exposition revient sur la vie de Julie Manet, fille unique de la pionnière de l’impressionnisme Berthe Morisot et nièce du scandaleux Édouard Manet. L’enfant grandit sous les pinceaux de sa mère et de ses amis (Degas, Monet, Pissarro) qui font d’elle un modèle d’exception. Couvée par Renoir, Julie s’essaye elle aussi naturellement à la peinture, maniant le fusain, la sanguine et le pinceau tout au long de sa vie ; mais l’héritière du mouvement impressionniste préfère consacrer sa vie à la promotion du travail de son illustre famille. Avec son mari, le peintre Ernest Rouart, Julie Manet entame dès lors une brillante carrière de collectionneuse, réunissant des toiles des plus grands maîtres de l’histoire de l’art du XVIIe à ses contemporains, de Nicolas Poussin à Paul Gauguin en passant par Eugène Delacroix et Camille Corot. Gardienne de la mémoire impressionniste, Julie  reste fidèle au mouvement qui l’a vu naître, et acquiert à l’aube de ses 80 ans, un grand Nymphéa de Monet. Une vie entière dictée par l’amour de l’art, tracée dans le sillage de ses parents…

 

A la loupe dans l'expo
La Dame aux éventails d’Édouard Manet (1873)

 

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Avec ce tableau, réalisé en 1873, Édouard Manet clôt une longue série  de « dames sur canapés ». Son modèle  n’est autre que Nina de Callias, femme scandaleuse et fantasque d’un tempérament névrotique, à la tête d’un des salons littéraires et artistiques les plus prisés de la capitale. Son visage amusé et ses yeux mélancoliques dévoilant subtilement l’état d’ébriété dans lequel la jeune femme se trouve, est l’un des plus expressifs de Manet. En 1930, Julie Manet poursuit l’œuvre de sa mère, en réalisant l’un de ses vœux les plus chers, amorcé dès 1884 : faire entrer la toile dans les collections du Louvre.


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