L'exposition à la bougie de David Miguel à la Galerie Minsky
Galerie Minsky Du 4 au 27 novembre 2021
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David Miguel a exposé en Suisse, à New York, à Lisbonne, et même à Angoulême. C'est maintenant à Paris qu'il pose ses valises pour une exposition qui ne manque pas d'air.
Il a étudié les Beaux-Arts et la danse contemporaine. Il utilise la peinture, la sculpture et le dessin. Vous l’aurez bien compris, David Miguel, espagnol installé à Paris, est un artiste pluridisciplinaire. Son univers hybride allie souvent le domaine de la performance à celui des arts visuels, pour questionner la société et pousser le visiteur à aller toujours plus loin dans ses réflexions. Si son œuvre semble laisser transparaître une certaine légèreté, elle est pourtant bien souvent teintée d’une pointe d’ironie. Cela témoigne de la charge politique, écologique et sociale qu’il intègre à son travail. Conteur d’image, il nous offre une nouvelle collection toute en poésie, puisque ces œuvres évoquent à la fois la douceur des nuages et le mystère de la fumée. Il y intègre des bougies, objets on ne peut plus communs qui font appel à la mémoire collective. Ce sont donc avant tout des émotions qui transparaissent de ses installations, brouillant la frontière entre langage figuratif et langage abstrait. David Miguel nous invite donc à interroger le réel et à repenser la vision que nous avons de notre environnement, le tout grâce à un univers engagé, esthétique, et parfois très régressif.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.