Exposition Picasso-Fernande au Musée de Montmartre : plongée dans l'intimité du Bateau-lavoir
Musée de Montmartre Du 14 octobre 2022 au 19 février 2023
13
« Un seul être m’a aimée, que j’ai fini moi aussi par aimer du plus profond de mon être. Ce qui ne m’a pas empêché, plus tard, de le quitter brutalement en me déchirant moi-même ». Après huit années de bonheur, Fernande Olivier, consciente de l’essoufflement de son couple, rompt avec celui qui deviendra le plus grand peintre du XXᵉ siècle : Pablo Picasso. Cent dix ans après leur douloureuse séparation, le musée de Montmartre relate l’histoire d’amour et la passion commune que se sont voué les deux amants, en puisant dans les souvenirs et les mémoires de ce modèle professionnel peint par les plus grands, de Giovanni Boldini à Kees van Dongen.
10
Suivant le fil chronologique de son existence, l’exposition revient sur la vie mouvementée de Fernande Olivier en présentant près de 80 chefs-d’œuvre de l’Histoire de l’art, signés du Douanier Rousseau ou de Suzanne Valadon. Résidente au Bateau-Lavoir au même titre que Marcelle Braque et Alice Derain, l’écrivaine participe ainsi aux plus grands bouleversements artistiques de son époque. Période rose, primitivisme, sculpture et cubisme : son visage hante l’œuvre des avant-gardes en faisant l’objet de multiples métamorphoses. Une figure discrète, et paradoxalement omniprésente, qui signe son grand retour sur la butte Montmartre.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Suivez-nous !
Inscrivez-vous
Gratuitement
Chaque semaine, les bons plans culturels du week-end