Gaston Paris L'équilibre du carré à la Galerie Roger-Viollet
GALERIE ROGER VIOLLET Du 2 octobre 2025 au 17 janvier 2026
Il fut l’un des regards les plus justes du Paris des années 1930, et pourtant l’un des plus discrets.
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Après avoir été célébré au Centre Pompidou en 2022, Gaston Paris revient aujourd’hui au cœur de la capitale avec une série de 58 tirages contemporains en édition limitée, dévoilant toute la modernité de son œuvre. Journaliste de formation, photographe par vocation, Gaston Paris (1903–1964) s’impose dès les années 1930 comme l’œil infaillible du magazine Vu, avant de collaborer à Regards ou Art et médecine.
Son objectif traverse les décors de l’époque – paquebots, ateliers, gares, scènes de cirque ou coulisses de l’Opéra Garnier – avec un sens de la composition d’une précision presque cinématographique. Entre reportage et mise en scène, ses images saisissent la beauté des gestes et la poésie du quotidien : un acrobate suspendu dans le vide, une horloge de gare, les reflets d’acier d’un chantier ou la silhouette d’une tour Eiffel qu’il humanise sous l’œil de Bourdelle.
À travers son cadre carré, chaque instant devient équilibre et mouvement. Peu connu du grand public, Gaston Paris se révèle ici dans toute son ampleur : un photographe de l’ombre, témoin attentif d’un siècle en pleine métamorphose.
GALERIE ROGER VIOLLET Du 2 octobre 2025 au 17 janvier 2026 6 rue de Seine, 75006 – M° Mabillon (10) Du mar. au sam. 11h-19h Entrée libre
GRILLES DU JARDIN DU Luxembourg jusqu'au 19 juillet
Les icebergs se fissurent. Les déserts avancent. Les rivières changent de lit. Ce que photographie Thibault Gerbaldi, c’est le mouvement, l’impermanence, la transformation. Du Groenland à la Namibie, de l’Islande à la Mongolie, ses images mettent en regard deux forces : celle des paysages, immenses, en mutation constante, et celle des êtres humains, minuscules à l’échelle géologique, mais étonnamment résistants.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
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