Mes chers amis. Le dessin dans les collections d'artistes français au XIXe siècle, l'exposition à la Fondation Custodia
FONDATION CUSTODIA
Du 17 octobre 2026 au 17 janvier 2027
Du 17 octobre 2026 au 17 janvier 2027, la Fondation Custodia réunit près de cent vingt dessins que les artistes du XIXe siècle s'offraient et collectionnaient entre eux : un Delacroix chez Cézanne, un Manet chez Degas, certaines feuilles montrées pour la première fois.
Un Delacroix chez Cezanne. Un Manet chez Degas. Un Caspar David Friedrich chez le sculpteur David d’Angers. Au XIXe siècle, les peintres collectionnaient leurs confrères, et le dessin, objet intime et personnel, tenait dans ces collections une place à part. On s’offrait ces feuilles, on se les échangeait, par amitié, par admiration, par fidélité, et les garder marquait l’appartenance à un cercle.
Les amitiés se nouaient à la Villa Médicis entre lauréats du prix de Rome, se prolongeaient dans les ateliers parisiens, et laissaient derrière elles des ensembles aujourd’hui dispersés. Près de cent vingt œuvres sont ici réunies grâce aux prêts du Louvre, du musée d’Orsay, du Metropolitan Museum et des musées d’Angers, de Besançon et de Rouen. Certaines feuilles sont montrées pour la première fois, et des ensembles jamais présentés se reforment le temps de trois mois.
Ingres et Delacroix articulent le parcours, tant leurs contemporains tenaient à conserver la moindre de leurs feuilles. Ces collections ont ensuite connu des sorts opposés. Celle de David d’Angers est allée au musée de sa ville. Celle de Degas fut dispersée en vente publique après sa mort.
Zoom sur…
La main gauche de Géricault. Pierre noire, sanguine et aquarelle, vers 1823-1824. Affaibli par la maladie, Géricault pose sa main gauche à plat sur la feuille et en suit le contour. Le peintre Pierre-François Lehoux, qui a raconté la scène sur le dessin même, l’a gardé avant qu’il n’entre au Louvre.
Le bouquet de Delacroix, chez Cezanne. Crayon noir, aquarelle, gouache et pastel sur deux feuilles de papier gris-bleu assemblées, presque carrées, soixante-cinq centimètres de côté. Cette explosion florale a appartenu à Cezanne, qui reconnaissait volontiers sa dette envers Delacroix.
Les frères Flandrin, l’un par l’autre. Graphite, 1835. Hippolyte et Paul Flandrin se portraiturent mutuellement sur la même feuille. Le compositeur Ambroise Thomas a conservé ce petit monument à l’amitié fraternelle.
Le saviez-vous ?
On pourrait passer rue de Lille sans la voir. Derrière la porte cochère d’un hôtel particulier du XVIIIe siècle, la Fondation Custodia garde dessins anciens, estampes, lettres d’artistes, livres rares et peintures. C’est l’une des plus importantes collections privées d’arts graphiques au monde, réunie par le collectionneur néerlandais Frits Lugt, dont la fondation naît en 1947.
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FONDATION CUSTODIA
Du 17 octobre 2026 au 17 janvier 2027
121 rue de Lille, 75007 - M° Assemblée nationale (12), Invalides (8, 13)
Tlj. sauf le lun. 12h-18h
Tarif : 15 € - TR : 10 € - Gratuit -18 ans







