Vol au musée Renoir de Cagnes-sur-Mer : six suspects interpellés, ce que l'on sait
MUSÉE RENOIR, CAGNES-SUR-MER
Actualité
Six personnes, dont les deux cambrioleurs présumés, ont été interpellées un mois après le vol de deux toiles de Pierre-Auguste Renoir au musée Renoir de Cagnes-sur-Mer. On ignore encore si les œuvres ont été retrouvées.
Il est un peu moins de 6 heures, le mardi 8 septembre, quand deux individus découpent le grillage du domaine des Collettes, la dernière demeure de Pierre-Auguste Renoir. Ils brisent une fenêtre et, à l'aide d'une scie électrique, détachent quatre tableaux de leurs fixations. L'alarme retentit, la police municipale arrive en moins de cinq minutes : les voleurs abandonnent Madame Pichon et Coco lisant dans le jardin et s'enfuient avec Madame Colonna Romano et Jeune femme au puits. Selon le parquet, ces quatre toiles étaient les plus précieuses des douze œuvres du peintre exposées au musée, et la mairie a d'abord évalué le préjudice à 9 millions d'euros, rapporte La Gazette France. Le musée d'Orsay, qui avait prêté les tableaux, a porté plainte, selon franceinfo.
Le parquet de Grasse s'est dessaisi au profit de celui de Marseille, qui a confié l'enquête au service interdépartemental de police judiciaire des Alpes-Maritimes et à l'Office central de lutte contre le trafic des biens culturels. Le mercredi 7 octobre, six personnes ont été interpellées dans les Alpes-Maritimes, le Var, l'Hérault et le Doubs, puis placées en garde à vue pour vol en bande organisée. Les deux cambrioleurs présumés figurent parmi elles, rapportent Nice-Matin, cité par Nice Mag, et France 3 Côte d'Azur. Aucune source ne fait état, à ce stade, de la récupération des deux toiles.
Madame Colonna Romano représente Gabrielle Colonna-Romano, tragédienne de la Comédie-Française et élève de Sarah Bernhardt, qui posa à plusieurs reprises pour Renoir vers 1913. Le vol s'ajoute à une série qui inquiète les musées français : moins d'un an après le vol des joyaux de la Couronne au Louvre, l'été a vu disparaître un collier en or du trésor de Vix à Châtillon-sur-Seine et des bijoux du musée Lalique de Wingen-sur-Moder. La ministre de la Culture Catherine Pégard a jugé que ce cambriolage révélait « de manière brutale la vulnérabilité des musées ». Pour découvrir la maison et le jardin où le peintre a passé ses dernières années, notre visite du domaine des Collettes reste en ligne.







