Mettre en scène l'Opéra

Du 18 novembre 2017 au 3 mars 2018 -
Bibliothèque Nationale de France //

 

2

Hommage à Patrice Chéreau

L’opéra soulève ses rideaux de velours et ouvre ses coulisses à la Bibliothèque Nationale de France. Chanteurs lyriques aux voix envoûtantes, orchestre somptueux et airs indémodables se mélangent et illustrent cet art noble. Mais qu’en est-il des mises en scène ? Imaginées par les esprits fous des techniciens et des artistes de l’ombre, qui offrent leur esthétique, leur vision à une histoire que l’on a maintes fois racontée. Et à travers l’exposition, c’est Patrice Chéreau que l’on célèbre. Ce metteur en scène, cinéaste et acteur gratifiera le public de onze réalisations d’opéra, dont certaines resteront dans tous les esprits. Inspiré par le moderne, et l’innovation, l’artiste raconte le sombre, l’étrange. Il bouscule les interprétations du passé pour imposer son imaginaire et donner aux compositeurs un second souffle. Ses contes d’Hoffmann le révèlent à l’opéra de Paris, mais c’est véritablement avec la Tétralogie de Wagner, à l’occasion du Centenaire du Festival de Bayreuth, que l’esthétique de Chéreau devient mythique. L’opéra revit dans un décor épuré, loin des visions classiques du passé, mû par une énergie nouvelle et extraordinaire. Entre manuscrits, photographies, dessins et maquettes, l’exposition nous invite à découvrir les créations lyriques de Chéreau, dans un jeu fascinant, un dialogue constant entre acteurs, chanteurs, lumières et décors ou tout se complète pour former un ensemble somptueux, à l’image des mélodies qui le portent.

The exhibition sheds light on the famous director Patrice Chéreau who created eleven different opera settings before he passed away. His imagination and talent created a few masterpieces that still inspire directors nowadays.

 Le saviez-vous ?

 C’est en 1976 que Patrice Chéreau réalise la mise en scène de la Tétralogie de Wagner, et ce à la demande expresse de Wolfgang Wagner, le petit fils du compositeur ! C’est suite à cette mise en scène que l’artiste se fera connaître et reconnaître.

Bibliothèque Nationale de France
Du 18 novembre 2017 au 3 mars 2018
Palais Garnier, 8 rue Scribe, 75009 – M° Opéra (3/7/8)

Tlj de 10h à 17h - Fermeture exceptionnelle le 19 nov.
Tarif : 12 € - Tarif réduit : 8 €


Vous aimerez aussi…

VANDONGEN_Bouquet_cadre
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition de Kees Van Dongen, Solo Show, à la Galerie Hélène Bailly

GALERIE HÉLÈNE BAILLY
Du 24 mars au 31 mai 2026

Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.

14_Ladji Diaby MG_0617
  • Gratuit
  • Contemporain

Exposition de Ladji Diaby, Who’s Gonna Save The World ? à Lafayette Anticipations

LAFAYETTE ANTICIPATIONS
Du 1er avril au 19 juillet 2026

Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.

Londres (Angleterre). Charing-Cross, vers 1890
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition, Le monde colorié à la main, à la Galerie Roger-Viollet

GALERIE ROGER-VIOLLET
Jusqu’au 6 juin 2026

 Photographies stéréoscopiques coloriées du XIXe siècle : 67 tirages rares du studio Léon & Lévy, voyage en relief, exotisme et histoire photographie.

XTyDJKyw
  • Découverte
  • Incontournable

Byblos, cité millénaire du Liban

Du 24 mars au 23 août 2026
Institut du Monde Arabe

Le temps a parfois le pouvoir d’épaissir les récits. Cette exposition arrive ainsi chargée d’une densité particulière, comme une réflexion longtemps mûrie avant de se livrer au regard.