Les installations monumentales et si petites de David DiMichele //
On pourrait croire à une exposition immense du Grand Palais. Pourtant, les installations photographiées de David DiMichele ressemblent plutôt à celles du Musée de la miniature de Lyon. L’illusion que l'artiste nous propose, est un savant jeu auquel il s’est prêté pour questionner notre perception de la réalité.
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Les scènes imaginées par David DiMichele construites en maquettes miniatures, reposent sur le soin méticuleux apporté au moindre détail du décor, des éclairages aux murs blancs immaculés, bien reconnaissables des espaces d’exposition. L’impression de grandeur des volumes et des installations de verre ou de métal, est soulignée par l’ajout de bancs minuscules ou de petits personnages. David DiMichele, admiratif du travail de l’artiste Robert Smithson, qui abolit les frontières entre sculpture, installation et photographie, joue ici avec les frontières du réel en photographie. Le titre de sa série, Pseudodocumentation, prend alors tout son sens.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
En 2005, Claude Viallat exposait déjà ici. Vingt ans plus tard, il revient. Non pour faire le bilan, encore moins pour se célébrer, mais pour reprendre le fil
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
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