Esplanade de la Défense Du 27 juin au 6 octobre 2019
Il y a fort à parier que les parisiens ne songent jamais à se balader à la Défense. Et pourtant, les œuvres d'art contemporain qui investissent l'esplanade cet été valent bien le détour !
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Et si l'immense espace gris et austère de l'esplanade de la Défense était finalement le cadre idéal pour accueillir les créations les plus gaies et déjantées ? Les artistes contemporains qui ont imaginé les œuvres monumentales élisant domicile dans le quartier le plus sérieux du grand Paris sont souvent poètes. Avec légèreté, humour et un esprit décalé, une dizaine d'artistes ont conçu un vaste musée à ciel ouvert. Le thème de cette installation : l'air, qui évoque les souffles violents auxquels est parfois soumis le territoire, mais aussi sa place privilégiée dans l'horizon aérien et son absence de trafic routier. Selon les sensibilités de chaque artiste, l'air est un thème qui invite à mille expérimentations plastiques et esthétiques.
Dans ce terrain de jeu très estival, on essayera de repérer tous les tentacules colorés installés par Designs in Air, de s'abriter à l'ombre de la sublime fleur gonflable de Choi Jeong Hwa, ou encore de répondre à la question énigmatique posée par Pierre Ardouvin, "Qui sème le vent" ?
Une exposition où les thèmes et les sculptures parlent à toutes les sensibilités et émerveillent petits et grands, passionnés d'art ou novices. Avec Les Extatiques, venez et revenez voir béton et tours rigides reprendre vie !
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
Du 14 février au 19 juillet 2026 Frac Ile-de-France : Le Plateau / Les Réserves
Peut-on vraiment finir une œuvre ? Pierre Bonnard, dit-on, n’y croyait pas. On raconte qu’il se glissait en douce dans les musées pour retoucher ses toiles, corriger une ombre, raviver un ton, incapable de s’en détacher.
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