* Exposition Sheila Hicks, la reine de la laine à la Galerie des Gobelins
Galerie des Gobelins Du 17 au 26 octobre 2020
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Il fallait oser, dans les années 1960, faire sortir la laine du cocon domestique où elle était confinée pour la faire entrer dans les ateliers d’artistes, les galeries et les musées. Soixante ans plus tard, Sheila Hicks s’est imposée comme une artiste à part entière sur la scène contemporaine. L’artiste américaine déploie ses pelotes de laine dans la Galerie des Gobelins et nous raconte une histoire de la laine française, depuis la matière brute jusqu’au fil tissé, une histoire de fibre, de paysage et de territoire, d’animaux et de filatures, de femmes et d’hommes qui élaborent avec patience et savoir-faire une matière qui devient œuvre d’art. Vous y découvrirez ses entrelacs de cordées, ses mosaïques multicolores et ses œuvres primitivistes inspirées des productions textiles de l’Amérique précolombienne.
Le saviez-vous ?
Les hommes filent la laine depuis la Préhistoire, probablement vers le cinquième millénaire avant notre ère. La plus ancienne pièce de textile européenne en laine connue à ce jour a été retrouvée dans un marais danois ; elle aurait été conçue vers 1500 av. J.-C.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.