Exposition Steve McCurry au Musée Maillol : la rétrospective événement

Musée Maillol
Du 9 décembre 2021 au 31 juillet 2022

 

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Vous êtes férus de voyages, de rencontres et de découvertes ? Embarquez dans cette expédition à la croisée des cultures, des paysages et des êtres, des rues pittoresques de La Havane aux tribus autochtones de Papouasie. À travers une rétrospective de plus de 150 photos imprimées, le célèbre photographe américain nous propose une immersion colorée, l’aboutissement de plus de 40 ans de voyages. L’occasion unique de découvrir l’univers complexe de Steve McCurry, où l’humain évolue tel un catalyseur au milieu d’environnements aussi bien oniriques que menaçants. Au travers de son objectif, c’est une véritable plongée dans la complexité du monde passé et actuel que McCurry nous propose, à la fois haute en couleur et en émotion. Imaginée comme un labyrinthe complexe, la rétrospective s’ouvre sur une série de clichés en noir et blanc issue d’un voyage de McCurry en Afghanistan en 1979, pour s’ouvrir progressivement à un univers polychrome. Une pérégrination agrémentée de courtes vidéos de l’artiste, dans lesquelles il détaille son approche de la photographie et raconte au passage ses récits de voyage. L’occasion inédite de regarder un instant à travers l’objectif de McCurry, pour voir se dérouler 40 ans d’Histoire en marche.

Focus sur...

HAVANA, CUBA, 2010
Au-delà du contraste marquant entre les teintes vertes et mauves, ce cliché s’amuse à créer un éloignement entre l’individu et son environnement, en disposant l’humain à l’arrière-plan. On peut s’aventurer à comparer ce contraste à celui qui habite encore aujourd’hui Cuba, où les rues hautes en couleur ne parviennent pas à masquer un climat social instable, rude, et finalement aussi sombre que l’individu ici capturé

 

PESHAWAR, PAKISTAN, 1984
Certainement la photo la plus célèbre de McCurry, le portrait de cette jeune fille afghane frappe par la beauté de sa composition, son habile rappel de couleurs entre les yeux perçants et le mur en arrière-plan. Plus l’on s’attarde à analyser ce cliché, plus notre esprit se perd à interpréter une myriade d’émotions différentes sur le visage de l’adolescente, qui semble partagée entre la peur, la détermination et l’incompréhension.

 

MORONDAVA, MADAGASCAR, 2019
Ce cliché illustre parfaitement le rapport de McCurry à l’humain, et sa volonté de le placer au centre de son environnement à l’aide d’une composition maîtrisée. L’immensité des baobabs africains par rapport aux deux enfants les place ici tels des gardiens, veillant sagement sur eux du haut de leurs quelques centaines d’années.


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