Aux sources des nymphéas, l'exposition printanière qui explore le décor impressionniste au musée de l'Orangerie

Musée de l'Orangerie
Du 2 mars au 11 juillet 2022

 

19

« Ç’a été le rêve de toute ma vie de peindre des murs ». Un désir assumé par l’illustre Edgar Degas qui, comme bon nombre de peintres impressionnistes, brouilla les frontières de l’art noble en multipliant les supports et en renouvelant les modèles. Si l’Histoire a longtemps séparé les arts décoratifs de la vague impressionniste, force est de constater que la réflexion sur la place du beau dans la vie quotidienne a fait partie intégrante de leurs démarches artistiques. Oubliez donc le critique Louis Leroy, qui avait osé comparer l’œuvre de Claude Monet à du vulgaire « papier peint », le mouvement regorge de véritables trésors décoratifs. Pour la première fois, une exposition rassemble une centaine de peintures, dessins, éventails et céramiques pour raconter cette autre histoire du mouvement impressionniste. Riche d’innombrables chefs-d’œuvre signés entre autres par Cézanne, Monet, Pissarro et Manet, l’Orangerie dévoile ici une facette oubliée et méconnue de leurs productions, redonnant à un art que l’on pensait familier une profondeur insoupçonnée. Un récit qui semble davantage se rapprocher de la conception artistique de Renoir, pour qui l’art était avant tout destiné à « égayer les murs ».

Focus sur...
LE DÉJEUNER DE CLAUDE MONET

 

1

Après 1870, Monet renonce aux grands formats de ses débuts. Quelques œuvres font cependant exception dans la carrière du peintre, à commencer par sa toile Le Déjeuner, exposée à la seconde exposition impressionniste de 1876 comme simple « panneau décoratif ». Le charme du tableau réside ici dans ses détails. Le peintre laisse derrière lui de nombreux indices d’un repas familial à peine terminé : la table n’est pas desservie, un chapeau est accroché à une branche tandis qu’un sac ainsi qu’une ombrelle reposent encore sur le banc. L’évocation simple d’une journée en famille où la figure humaine reste pourtant anecdotique…

Focus sur...
LES FLEURS DE GUSTAVE CAILLEBOTTE

 

1

Nous connaissons de Gustave Caillebotte ses descriptions du Paris bourgeois et haussmannien, mais beaucoup moins ses parterres de fleurs décoratifs ! Cet ensemble constitue pourtant l’un des derniers témoignages des décors impressionnistes du début des années 1890. Propriétaire d’un magnifique jardin au Petit-Gennevilliers, le peintre y puise son inspiration et signe là-bas de multiples panneaux décoratifs pour orner les murs de sa maison. Réalisées bien avant les Nymphéas de Claude Monet, ces fleurs éparpillées sur la toile, marguerites couchées par le vent et vues d’en haut, rappellent certains chefs-d’œuvre du Japon peints sur des paravents et des cloisons coulissantes.


Vous aimerez aussi…

Le Grrôle de Noël, Gaîté Rive Gauche
  • Spectacles
  • En famille

Spectacle Le Grrôle de Noël à la Gaîté Rive Gauche

GAÎTÉ RIVE GAUCHE
Du 15 novembre au 30 décembre 2026

Du 15 novembre au 30 décembre 2026, Le Grrôle de Noël s’installe à la Gaîté Rive Gauche : la nouvelle création des frères Safa donne le premier rôle au plus grognon des personnages de Noël, dès 3 ans.

La façade du Moulin Rouge
  • Dossier
  • Spectacles

Le Moulin Rouge, 137 ans de fête : histoire, records et coulisses

Le Moulin Rouge a ouvert ses portes le 6 octobre 1889 et souffle cette année sa 137e bougie. Derrière les ailes rouges travaillent un plumassier, un bottier et un brodeur, pour 1 000 costumes et 240…

French Cancan, revue Féerie du Moulin Rouge
  • Découverte
  • Mode

Les maisons d'art du Moulin Rouge : quatre ateliers derrière la revue Féerie

MOULIN ROUGE
Les maisons d'art

Plumes, bottines, broderies et costumes : le Moulin Rouge possède ses propres ateliers d'art, de la Maison Février à la Maison Clairvoy. Tour d'horizon des quatre maisons qui habillent les 1 000 costumes de Féerie.

Gina Pane, A Hot Afternoon, 1977, constat de l’action du 1er juillet 1977
  • Contemporain

Exposition Gina Pane, A Hot Afternoon, aux Beaux-Arts de Paris

BEAUX-ARTS DE PARIS, CABINET DES DESSINS JEAN BONNA
Du 20 octobre au 18 décembre 2026

Les Beaux-Arts de Paris, où Gina Pane fut élève, montrent du 20 octobre au 18 décembre 2026 le constat de A Hot Afternoon, action menée à la Documenta de Cassel en 1977 et tout juste entrée dans leurs collections.