C'est comme ça (si vous voulez) : la folle comédie du Théâtre La Tempête
Théâtre La Tempête Du 9 au 24 avril 2022
Pourquoi Monsieur Ponza, le nouveau fonctionnaire de la petite préfecture, semble-t-il séquestrer sa femme chez lui ? Pourquoi empêcher sa belle-mère, Madame Frola, de rendre visite à sa fille ? Sa conduite a de quoi intriguer les habitants. Très vite, l’émotion grandit, les esprits s’échauffent. Selon Madame Frola, son gendre est fou. Pour Ponza, pas de doute, la folle, c’est sa belle-mère. Qui croire ? Les hypothèses fusent, toutes les théories sont plausibles. Plus on court après, plus elle échappe cette fameuse vérité. Serait-elle relative à chacun, profondément subjective, comme le suggère le personnage Laudisi ? Après Le Menteur de Corneille, Julia Vidit revient à la Tempête avec cette fois-ci, une comédie de Pirandello, pour creuser encore plus la caricature et le sujet, jusqu’à la folie. À ses côtés, Guillaume Cayet, signe pour l’occasion un quatrième acte qui porte le coup encore plus loin, jetant comme une passerelle entre 1923 et aujourd’hui. De la folie à la cruauté, il n’y a qu’un pas. Pas sûr que la communauté des hommes se relève indemne de cette quête effrénée de vérité. Comment accueillir l’autre sans heurts, sans violence ? À chacun sa vérité « sociale ». À tous l’humanité, quelles que soient les circonstances ?
Dix ans déjà que Bordeaux possède son vaisseau de verre et de lumière posé sur les quais. Dix ans que la Cité du Vin célèbre le monde dans un verre, les terroirs dans un récit, les saisons dans une…
Ils ont sauté avant de savoir voler. Avant les avions, avant les moteurs fiables, avant l’industrie, il y a ce moment précis : celui où l’on quitte le sol sans certitude de revenir entier. À Saint-Cloud, à la fin du XIXᵉ siècle, des femmes et des hommes montent dans des ballons, des dirigeables bricolés, des machines fragiles.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.