Exposition Zloty, le père du street-art consacré dans une décapante exposition gratuite
Galerie Mathgoth Du 23 septembre au 28 octobre 2023
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Il est considéré par les historiens et critiques d'art comme étant le premier artiste de l'art urbain. La Galerie Mathgoth accueille l'indomptable Gérard Zlotykamien, alias Zloty, dans une expo décapante qui projette sur les murs 60 années de pratique réfractaire à grand coup d'aérosol.
Son histoire commence en 1963. Alors qu'il doit prochainement exposer au musée d'art moderne dans le cadre de la Biennale de Paris, Zloty décide de se préparer en Angleterre. Il réalise alors, en toute liberté, des œuvres picturales dans la rue à l'aide de poires à lavement remplies de peinture acrylique. Le street-art était né. Ce procédé deviendra ensuite le mode d'expression privilégié de l'artiste lorsque, durant cette même Biennale, Eduardo Arroyo, ami de l'artiste, est censuré par le ministère de la Culture pour des raisons diplomatiques. Zloty prendra alors ses distances avec le monde de l'art et ses conventions pour se consacrer à l'art urbain, plus adapté à sa soif de liberté. Un destin hors du commun que l'on célèbre aujourd'hui dans la capitale.
Vous pourrez donc, 60 ans plus tard, découvrir le travail de cet artiste hors-norme. C'est à partir de ce samedi 23 septembre, et ce jusqu'au 28 octobre.
GALERIE MATHGOTH Du 23 septembre au 28 octobre 2023
1 rue Alphonse Boudard, 75013
Entrée libre
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
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Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
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